‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 25 sur 97 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

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ANTON [A

Tu as raison. Ah ! tiens, j'aime mieux ne pas penser à tout ça. Et pourtant tu n'es pas un don Jùan.

ROGER

C'est un reproche ?

ANTONIA

Oh non ! Don Juan ne restait pas assez longtemps avec les femmes... en somme, c'était un moineau sublime ! Non, Dieu merci ! tu n'es pas l'odieux homme à femmes... tu n'es môme pas un viveur, et pourtant ton cœur est déjà un cimetière.

Mais le cimetière, c'est la mort, c'est l'oubli !

» ANTONIA

Mais non, ça n'est pas l'oubli avec vous autres hommes... chacune de vos maîtresses a sa pierre, son inscription et sa petite croix.

L AFKUNOniS

RfifiKR Cesl la iiiùinilre des choses.

C'est encore troin... Tandis que nous aulres femmes, lorsque noua aimons un homme, tout disparaît: notre vie commence à partir du jour où nous l'avons connu...

et, quant au reste, il n'y a pas d'inscription ni de croix dans noire cœur... C'est l'oubli' absolu.

HOUKK Oui... la fosse

:ommuuc...

éo'o

Pourquoi dis-tu ça? Ab! mon Diéo' comme il faut faire altcnlion à ce qu'on dit avec toi ; mais s'il faut peser chacune de ses paroles, il n'y aura plus moyen de parler.... Je l'ai dit ça parce que je l'ai entendu dire cent fois à mes amies, parce que je l'ai observé moi-même chez les autres femmes; mais il n'est pas question de

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