ACTE II, SCÈNE II
VOUS prendre... comme vous êtes, surtout comme vous êtes ; mais vous vous plaisez à me troubler, à m'intimider. Vous vous amusez peut-être beaucoup...
Ah! non, je ne m'amuse pas.
PIERRE
Moi non plus. Un jour, vous me laissez tout espérer, tout, et le lendemain vous ne
vous rapppelez plus rien ou vous faites
celle qui...
ANTOXIA -
Non, je ne fais pas celle qui...
PIERRE
Mais si... enfin, je ne comprends plus rien, je ne sais plus.
ANTONIA
Moi non plus, je ne sais pas... en vérité, je ne sais pas.
74 i/affranchie
i»ii:rre
En tout cas, vous savez que je vous aime. Depuis le jour où je vous ai connu à Venise, je vous aime, et je vous Tai dit, et vous m'avez laissé vous le dire.
ANTONIA
Toutes les femmes aiment qu'on leur dise ces choses-là.
IMERRE
Oui, mais moi, vous saviez combien c'était grave, et je vous avais expliqué comment je vivais et toute l'inquiétude de ma vie tranquille, car il y a Tamertume du bonheur comme il y a Tivresse de la souffrance; et je souffrirai avec vous.
ANTOXIA
Pourquoi changer, alors ?
i>n:RRE Pour changer. Enfin vous . êtes venue,