‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 36 sur 97 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANTONL\, PIERRE PIERRE

Pauvre petite ! cette huitième récréalion est pour elle le plus pénible travail. Ça me rappelle quand j'étais petit et (jue j'apprenais le piano, pour lequel je n'avais d'ailleurs aucune disposition, on me faisait faire des exercices qui consistent à lever les doigts les uns après les autres.

ANTONIA

Ça s'appelle des exercices d'indépendance.

PIERRE

Oui, et lorsque ma mère sortait, elle m'attachait au piano avec une grosse ficelle pour que je fasse mes exercices d'indépendance. Je vois que les méthodes d'éducation n'ont pas changé depuis mon enfance.

(Un assez long silence.)

Alors, VOUS croyez que je vais venir comme ça dans votre rez-de-chaussée?

PIERRE

Je ne crois rien, je ne sais même pas si vous viendrez ; je vous attendrai... et quand vous vous ennuierez, quand vous' aurez besoin d'être bercée, de vous sentir tout enveloppée par la plus respectueuse tendresse...

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