ACTE II. SCÈNE IV
ANTONIA
Taisez-Yous , taisez-vous . Elle est jolie celte petite clé.
PIERRE
Je l'ai fait copier sur la clé d'un secrétaire Louis XV.
ANTONIA
Ne dites pas ça d'un air si triste. Elle est très jolie, et que doit être Tappartement si la clé est en or ?
PIERRE
La porte est en bois. Oh! vous verrez, c'est bien simple, pourvu que ea vous plaise... vous savez que je suis très ému, très troublé : j'ai tant peur de vous déplaire.
ANTONIA
Je suis si intimidante que ça ? C'est étonnant que vous soyez si timide.
PIERRE
Pourquoi est-ce étonnant?
ANTONIA
Parce que les hommes qui ont tant de succès auprès des femmes sont généralement plus hardis, plus entreprenants.
PIERRE
Mais je n'ai pas tant de succès auprès des femmes.
ANTONIA
Allons donc! Vous êtes le monsieur sur lequel on tire.
PIERRE
Ah ! je vous en prie, ne me parlez pas de cette histoire ridicule.
ANTONIA
Mais ça n'est pas ridicule du tout, c'est très flatteur au contraire. A propos , elle va bien, votre amie ?
PIERRE
Très bien, je vous remercie.
ASTON [A D voit encore la cicatrice. Ah 1 c'est beau e aimé comme i;a. C'est élonnanl, foas êtes pourtant irbs ordinaire.
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^Alraordinaire, Pourquoi me Oites-vous <;a'.' IScontez, il est cinq heures etdemie... bîenlOt les visiteurs vont affluer... vous vien-
Ohl naturellement, je ne vous demande bas de venir demain ou aprts-demain, je no vous fixe pas de jour, ce serait odieux. Je jVous* attendrai tous les jours.