‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 5 sur 97 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Trois cents francs par mois.

LISTEL

Et vous avez le piano?

ANTON LV

Naturellement.

JULIETTE

Vous avez un piano, Antonia? Où donc est-il?

PIERRE

Ce n'est pas le piano instrument, ma chérie... en italien, piano veut aussi dire étage.

JULIETTE

Ah bien ! bien ! Je ne savais pas.

LISTEL

Et vous occupez tout le rez-de-chaussée, le rez-de-canal pour être plus exact?

i/afkhanchik

ANTONIA

Oui, tout lo rez-de-chaussée.

LÎSTKL

Et vous dites trois cents francs par mois...

Ça n'est pas cher, ça n'est pas cher.

Mais la vie est pour rien à Venise ; ce qui est coûteux, c'est la vie d'hôtel.

LISÏKL

Parbleu, tous les hôtels anglais, en Italie, sont tenus par des Suisses... et ils s'y entendent à estamper le touriste ; il suffît d'ailleurs d'aller dans leur pays. La Suisse n'est plus qu'un magasin de sites ; c'est le Louvre de la nature; le prix est sur tous les glaciers, et tous les abîmes sont marqués en chiffres connus.

JULIETTE

Quelque chose qui n'est pas cher ici, c'est

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