‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 6 sur 97 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

les gondoles; le tarif en est touchant : une heure d'enchanlcmenl revient à un franc, ce qui n'est pas ruineux. Eh bien, figurezvous quu Pierve qui est très généreux d'ordinaire, très large, est avec les gondoliers d'une avarice sordide. Chaque fois que nous débarquons, au moment de payer, il a avec ces pauvres gens des discussions ridii cul es.

ASTOMA

C'est vrai. l'ierre?

Mais non, mais non, ne l'écouLcx donc

Mais si, mais si, dans toutes les autres pirconstanccs de la vie, tu es très cbic, je

î plais à le reconnaître, mais avec lesgon- Boliers, tu es crasseux... là, (d je voulais l'en faire honle devant tout le monde. (Ou

i/affhanciiik

ANTOMA

Vous avez tort.

Cependant, sur une autre table, on a servi du café. Ântonia donne le signal de se lever.

LISTKL

C'est égal... trois cents francs par mois, je n'en reviens pas. Vous avez combien de pièces ?

ANTOMA

J'ai une petite cuisine.

LISTEL

Cucina.

ANTONLV

Une très belle chambre, et alors cette pièce qui me sert à la fois de salon et de salle à manger. Je dîne tard, j'approche la table de la fenêtre et je vois passer les gondoles.

Tout en vidant votre verre.

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