ACTE II, SCÈNE VI
ANTONIA
Uhez qui déjeuniez-vous ?
ROGER
Chez Lélrivier.
ANTONIA
Il le connaît donc ?
ROGER
Faut croire.
ANTONIA
Et qu'a-t-on dit à ce déjeuner? Si Listel ^%^t là, ça a dû marcher.
ROGER
En effet, ça a marché. C'est à Edimbourg ^ue vous Tavez connu, Listel, m'avez-vous ait?
ANTONIA
Oui, c'est à Edimbourg. Pourquoi ?
Il paraît qu'il a été témoin d'un drame qui traversa voire existence, dans le temps,
que vous étiez en Ecosse. Vous ne m'aviez jamais dit ça : j'ai appris sur votre compte des choses qui ne m'ont pas faiL plaisir.
AXTONIA
Si Ton a dit de telles choses sur mon compte, je m'étonne qu'on les ait dites devant vous, que vous les ayez laissé dire.
ROliEH
Sans doute; mais Listel s'y est pris d'une façon très adroite. D'abord, il n'a pas euTaiide se douter un seul instant qu'il y eût la moindre intimité entre nous, ce qui luia permis de dire les choses les plus perfides sar le ton de la conversation et de cette manière détachée et plaisante que vous aimez en lui... Au surjdus, par la fa(;on dont il parle des autres femmes, vous pouvez juger comme il a parlé de vous : vous comprenez qu'il n'a pas fait une exception en votre faveur.
AXTU.NIA Soit. J'aurais cru que Listel... Ënfiar c'est une désillusion déplus.