ACTE III. SCKNR II
parole d'honneur, c'est une détente, un apaisement, une consolation presque. (Elle pleure.)
ROGER
Mais oui, c'est une grande consolation. 11 s'essuie les yeux en se cachant.. Ah ! nous avons bien Tair de gens consolés I Qu'est-ce que vous allez devenir?
JULIKTTE
Je ne sais pas, je ne sais pas. C est justement pour ça que j'étais venue vous demander un conseil, mais vous me dites qu'il n'y a rien à faire.
R()(ji:r
Pierre vous a-t-il laissé partir, comme ça, sans...
JULIKTTE
Oh ! non, il faut cire juste... il m'aurait donné tout ce que j'aurais voulu, mais je
viens Je vous dire ma façon de penser là- j Jessns.
Je ne peux pas vuus blâmer de votre i]élicatesse, c'est si rare ! Pourtant, je vous assure que voas auriez pu accepter sans scrupules. Vous voilà bien avancée. En somme, vous n'avez rien.
Jtl-IF.TTE
Oli ! si, j'ai un peu d'argent devant moi; ' d'ailleurs, j'en ai encore trop, car je n'atten- J drai même pas i|u'il soit épuisé.
Que voulez-vous dire?
jULiKTTr:
Regardez-moi bien, mon ami- .le vous le
dis sans phrases, sans cabotinage, moi : je |
veux mourir. Oh! j'en ai assez, j'en aï ]
selte. le ncîtxsL icti^ «^ Ttf-:zi, tTin: :;•*::, ne pas sooi&îr. Ce*^: irt^ r:-:=:z;:ôe, en s'eodort. on ne se réveilir z»ls.
Hais Toas êtes si jeune I Penseï vîonc* vous avez toute la vie devant vous,.- vous vous guérirez, vous oublierez.
JULIETTK
Vous croyez qu'on oublie coinmo «;îu vous?
ROGKU
Mais oui, et vous rencontroro/ un hruvo garçon qui vous aimera conuno vouh Io
méritez, car vous avez un cœur ]ilei tendresse.
li^^
Ali ! (;a m'a Lien servi d'avuir le cœur* que vous ijitesl Je crois, au contraire, que c'est une raison pour n'être jamais heureuse. Et puis, d'abord, j'ai toujours ( Pierre que j(> me tuerais.
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Mais il ne faut pas vous croire engagée pourt^alOui, je sais bien que vous le lui avez toujours dit et sans cesse répété. Et vous voua étonnez qu'il n'ait pas eu de franchise! Mais reconnaissez qu'il lui était bien difûcile d'en avoir devant de telles menaces, et qu'il n'était guère encourage à vous faire part de la mort de son amour, devant une telle responsabilité. Il voulait concilier votre bonheur et le sien ; c'est toujours la môme liisloiro. Oui, vous avez eu tort de le lui dire, mais vous auriez encore