‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 96 sur 97 · ACTE !!I. Si:ÊNE V · texte numérisé non relu

ACTE !!I. Si:ÊNE V

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IlélasI dépendre de soi-môme, c'est parfois la pire dépendance.

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Il faut Lien le croire. Ah ! pauvre affranchie, vous nètes qu'une loque sentimentale.

ANI'ONIA, à genoux.

Oui, tu as le droit de me parler ainsi, tu me méprises, tu me rudoies, et pourtant, je t'admire, je tadore, je sens que tu es mon maître, mon maître. Ah! oui, c'est la vérité, hélas ! la lamenlable vérité : c'est toi que j'aimais, je te le jure, mais mon cœur était comme une soie changeante, et quand Tautre était là, j'étais troublée. Ah ! il ne fallait pas me laisser seule 1 Pourquoi ne m'as-tu pas emmenée comme je te le demandais ?

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Evidemment...

ANTOM.V. duu, ic^lTiu».

Oui, je suis un pauvre Mre iaconscJeTÏl par moments, une créature mobile et fragile, mais voyons, pour un entraîne ment, pour une chose folle et bCle dont je me repens et dont je rougis et dont je pleure, tû ne peux pas m'abanJonner, tu ne peux pas me laisser dans cette détresse; îl faut que tu aies pitié do moi, car lu as charge de momVme, entends-tu, et toi seul peux me guérir, me sauver de moi-mûmo. Ab4 me condamne pas...

ItLiGKR Je ne vou« condamne pas ; qu'un i entreprenne cette guérison et ce moi, il ne m'appartient plus de le i D'abord, je no le [leux pas... je aaU.i prévenu, j'en sais trop. Quant & raî menccr avec vous une existence sillog de souptjons, de doutes... ce serait l'ô non, non, c'est impossible.

lude.

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Mais. JaLis un d-. ser: nitiiie, enipocherai-jo

moD im^-'ÎGiiioiî -îe me torluror ? El i ou «■

sais assez mailivurousenieiil pour trop iiuaginer.

Alors, je suis perdue, je suis perdue. (IVsl affreux. Ah I vivre sans loi, ee nesl pas possible, ne l'en va pas ; n(* urahandonne pas, je ne veux pas le (piiller. Ah ! lu aurais bien (k'i nie luer loiil à riinirr, rVîil une peine (jue lu m'aurais é|>ariMM''r \)\\r

veux-tu r|ue je fjiss(î niainlnianl .''

Non, c'est inuLile, laissez-moi. Je ^ l'ai déjà dit : c'est Qni. Vous comprenezJ serait trop commode : vous semez des j sagires autour de vous, vous désemparez^ exislciices. vous séparez Pierre de Juli^ pour l'abaudoimer ensuite; par vous, [ vous, on souCFre, on pleure^ une femme i mourir; et alors il vous sufliraît de dii'ô ^ votre cœur était comme une soie géante. Vous vous en tireriez à trop , compte et ça ue serait pas juste, V3 voyez, je n'ai pas de colère, je n'ai paf haine, mais je n'ai pas non plus de pitïw surtout y'c //(■ cous i:rmH j'Ikh. Laissez-m(^

Ah 1 quand jt peut-être, (lillt ;

ANÏOMA

serai morte, tu me crqjS

uccruflic À lui Liiisespcrén]

Allons, finissoiis-en ! Et i)uis(iuc VOQfffl

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