‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 95 sur 97 · ACTE m, SCENE V 2rS · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE V 2rS

ANTOSIA

JTu ma demandes ça, est-ce que je sais, tô. {Elle eherciie à tlélinir ce qu'elle a éprouvé.) : quelque chose d'inconscient, d'irré- Itible qui m"a poussé vers lui. un entraî- ! sorte de curiosité, oui, c'est L ooe curiosité... je crois, oui, je croîs ID... Âhl c'est absurde, c'est fou, je n'ose I ie le dire mainteDant. Ne me regarde ■ comme ça. Ah ! mon Dieu, que j ai bte!... parce que Juliette... lu sais, dans (etier... parce qu'elle avait tiré sur lui.

ROGliR

cette fois, vous avez dit la vérili.^.

B si an tel fait divers, plus grotesque au

I que tragique, vous met hors de vous

Feus fait perdre la tète à ce point, vous

S guère intéressante. Tenez, voits me

blez une femme de brasserie que j'ai

[Ue dans le temps au quartier latin

i était tombée amoureuse folle d'un

(le mes amifi, parce qu'il De fumail pu ses cigoi'cttes Jusqu'itu bout. Il lirait deux ou trois bouITées et il les jetait, et ulors, pour celte femmu, c'était la faste, c'élail l'Orient I lia vous oITense, mais au fond c'est absolument du m&me ordre. Celui-là vous trouble parce qun sa mallresse a tiré sur lui, cet autre vous troublera parce qu'il aura tiré sur sa maîtresse, et un Iroisiôrae, je oe sais pas, moi... et alors, quand vous Êtes troublée, il faut absoluuK-nl que vous ayez celui (jui vous trouble; U/ffaut, parce que chez des femmes comme vous, le cosur, le cerveau et le reste sont si inlimemeol liés, si près de l'un do I.'au[re que, ma parole d'honneur, je no sais pas si vous-même vous parvenez à bien le»

distinguer. Et pour satisfaire une curiosité, un caprice, vous avez nieuU, vous avez bluffé, vous avez agi comme la dernière des filles, vous, AnLouia, qui pouviei! vous en aller si joliment dans la vie, ne dépei dant que de vous-même.

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