‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 105 sur 149 · GI · texte numérisé non relu

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Dans les massifs moins élevés et doués d’une bonne couverture végétale (Préalpes et Pyrénées), l'érosion se maintiendrait entre 150 et 300 CC par km?.

Ainsi la Sarine à Fribourg (1919-20) aurait charrié 206 m%/km? (Collet), la Garonne à Toulouse (1911-13), 200 m%/km? (Muntz et Lainé).

Enfin les cours d’eau de plaine ne paraissent pas rouler plus de 30 à 90 m% par km?°;

les rivières du bassin de la Saône..... 40 m/km? Ces ei Tr LOIRE PARUS Ne eee 35 m%/km?

Gels AGERIAU SEINE nd No. 15 m$/km?

Ces exemples démontrent que lAfrine, dont la brutalité des crues devrait engendrer une érosion active, présente en réalité une turbidité relativement atténuée bien inférieure, par exemple, à celle des cours d’eau pyrénéens. En Syrie même, la turbidité des eaux de l'Euphrate est beaucoup plus forte. En effet, les himons en suspension, charriés par ce fleuve ont été observés en 1931 et 1933 par la Régie des Etudes Hydrauliques, aux stations de Meskène et de Deir-ez-Zor. Les teneurs moyennes obtenues (converties en kg. par m°) font ressortir que les volumes annuels transportés atteignent en moyenne 525 m%/km? (tableau XL).

TaBLeau XL. — Sédiments charriés par l'Euphrate. L2 RSR IT a SR CU. Cu, si | EN 1931 EN 1933 | amies | | | | | | VOLUMES | | VOLUMES | LE M ENTs | MOIS + | D'EAU SÉDIMENTS | DPRALN (RTE + 2x : TENEUR , » TENEUR , » TRANSPOR- | ; ÉCOULÉS | TRANSPORTÉS ÉCOULÉ SAS.

| MOYENNE , MOY. j TES EN MIL- | ER ES | EN MILLIERS ATOS EN PRES EU | EN K/M* “RS EN K/M .. | LIERS DE U MILLIONS DE M MILLIONS 3 3 | | : 3 | M | DE M: | DE M | FT TO CUR RSR | GE 07 We | | Janvier. ...... 5,000 1.290 | 3900 ».1.:5;0 498 1.600 Février. ,......|l Te Le 1600 3.400 4,5 660 2.000 Mars MARINE ‘8,2 2.230 | 12.300 4,7 995 3.100 AVE: 5-00 FE 5.500 | 27.000 8,0 1.470 7 800 | | Mat. EN HOPREr DA 00.750 ‘| 15.200 | 6,6 | 4.000 | 17.600 Juin Re 97840 16.400 | 12,7 2.360 | 20.000 Huet... | 5,0 1:390 | 4.600 | 5,4 600 | 3 200 Août. - 2... 2 818 | LA7OO MOI LITE 604 | 1.000 Septembre .…… M 2507: | 400 1,6 503 | 500 | Octobre 0,8 538 300 A 55 550 600 | Novembre... ... 0,9 AUS SUR ETSS 5472 600 | | Décembre. 23 617 | 1.400 200 700 | 1.400 | Total annuel. .…. | 22.275 ,| 86.900 13.457 |'59.400 | Par kmt...…....l | 526m3 | 433m°

Ces taux se rapprochent de ceux observés :

sur le Rhin à Lusteneau (1893-1912) : 545 m°/km? (Krapf) et sur le Rhône à la Porte du Scex (1904-1905) : 568 m%/km? (Collet).

La plus forte turbidité des eaux de l'Euphrate se produit de janvier à juillet. On y reconnaît deux maxima : l’un précède le mois des plus hautes eaux et l’autre, le suit. Le premier provient des sédiments charriés par la fonte des neiges, ou des limons desséchés, que la crue montante balaie, en submergeant les plages et les îles peu élevées au-dessus du niveau de l’étiage. Le deuxième, observé en juin 1931 et 1933, a le plus d'importance ; il

Teneur Moy“ en Kg/m°

Teneur Moyen Ka/m°

2 2 À FM A M J'J) AISEN ND JR MR MS SAT SON D 1931 1933 Fic. 91a. — Tencurs moyennes des eaux de l'Euphrate en matières suspendues.

paraît dû à l’éboulement de certaines parties des berges, en terre sablonneuse, verticales sur 3 où 4 m. qui bordent le fleuve dans sa traversée des plaines, lorsque, profondément imbibées, elles restituent à la décrue l’eau qu'elles avaient absorbée. : +

Sur l’Afrine, les variations de la turbidité moyenne sont moins complexes ; le maximum en est généralement observé en février, mais son importance varie avec l'intensité et la répartition des pluies.

En définitive, bien que les sédiments en suspension charriés par l’Afrine n'atteignent pas les valeurs extrêmes observées sur d’autres cours d’eau, le problème qu'ils soulèvent n’en mérite pas moins une sérieuse attention dans l’étude des barrages de retenue ; ces ouvrages risqueraient en effet de se colmater et leur sort pourrait inspirer, à juste titre, des inquiétudes à l'avenir, si des chasses périodiques n’y étaient entreprises.

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