‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 114 sur 149 · L'ABLATION DU BASSIN DE L'AFRINE · texte numérisé non relu

L'ABLATION DU BASSIN DE L'AFRINE

Le débit solide charrié par l’Afrine, exprimé en tonnes par km? de bassin versant, peut être relaté comme suit :

Matières entraînées en dissolution................... 30t —- CR HERO 2. mou mer ve à 97 — DA DOI OREE EME Te sie en old noie s os 46 Total. MO par km° L:2

Rapporté à la densité moyenne des roches du bassin versant (d — 2,2), ce charriage représente un volume de 80 m$ par km?, ce qui correspond à une ablation moyenne de ( m/m O8 par an, ou de 1 m. en 12.500 ans, enlevée par l’action mécanique et l'érosion chimique des eaux.

Cette ablation est égale au 1/7€ environ de celle calculée par Collet sur le versant nord des Alpes (x — 0 m/m 57) et reste encore inférieure à celle observée dans les Préalpes (4 — 0 m/m 12) [7].

Ainsi considéré, le rôle de l’Afrine paraîtrait bien atténué dans l’évolution du relef,si l'on voulait juger de l’importance des phénomènes géophysiques, au cours d’une existence humaine. Mais en réalité, le charriage des matériaux solides par l’Afrine est un épisode d’un mouvement de longue haleine, qui échappe à nos investigations et se poursuit sous nos yeux aveugles : par touches insensibles, l'érosion transforme le modelé, elle creuse les thalwegs, comble les cuvettes et aplanit les massifs ; et, à ce titre, l’Afrine se présente comme un agent actif de la dynamique externe. D'ailleurs, la manifestation la plus sensible de cette évolution réside dans le comblement progressif du lac d’Antioche.

1. Cette même proportion a été trouvée par L. W. Correr dans les charriages du Verdon, dont les limons en suspension représentent 75 m° par km?, contre 25 mÿ seulement de graviers roulés. Cf. Les Lacs [7], p. 281.

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