RÉGULARISATION DES DÉBITS
L'étude du régime de l’Afrine nous a révélé le caractère torrentiel de cette rivière et l’irrégularité de ses débits, dont les variations journalières, saisonnières et annuelles présentent une très grande amplitude.
Cette irrégularité s'accorde mal avec les besoins de l’agriculture et de l’industrie : de, juin à septembre, la pénurie des eaux réduit le périmètre des cultures irriguées, à une étroite bande de verdure qui longe les rives, tandis qu’en saison d'hiver, les crues déversées dans les plaines de l'Amouk en aggravent l’inondation. Par ailleurs, les déclivités naturelles de la vallée se prêteraient aisément à la production de l'énergie hydraulique, mais les basses eaux de l’été en limitent l'usage à la rotation de quelques moulins, étagés le long de leur parcours.
Pour remédier à cette situation et développer l’utilisation agricole et industrielle de l’Afrine, il paraît indispensable d’en régulariser le régime.
Le moyen qui se présente tout d’abord à l’esprit consiste à créer, en des points convenablement choisis, sur la rivière ou sur ses affluents, des barrages qui permettent de retenir les eaux surabondantes, c’est-à-dire celles des crues, pour les lâcher pendant les périodes d’étiage. .
Mais il n'est pas sans intérêt de rappeler, au préalable, l'influence salutaire qu’aurait le reboisement du bassin versant, pour atténuer l'allure torrentielle de la rivière.