‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 126 sur 149 · L'RP REG) DER · texte numérisé non relu

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d’eau et prélèvement sur les réserves constituées. La différence des ordonnées de la courbe et de la droite traduit, à chaque instant, la valeur du volume emmagasiné dans le réservoir.

Ejfet de la retenue de Midanki.

Traçons la courbe des débits cumulés de 1931 à 1938. La capacité du réservoir étant de 40 millions de m3, l’ordonnée maximum comprise entre la courbe des débits régularisés et celle des débits naturels, ne doit pas dépasser cette valeur limite. Nous admettons que la régularisation des débits ayant eu pour objet de satisfaire aux besoins de l'irrigation, la consommation d’eau ait été suspendue du 17 novembre au 1% avril; cette hypothèses permet de réserver le débit intégral de l’Afrine, durant les années de faible pluviosité, au remplissage du réservoir, et de recourir à des chasses d'automne, lorsqu'une forte pluviosité est prévue.

Dans ces conditions, l'examen du mouvement des eaux dans la retenue de Midanki, suivi mois par mois (fig. 100), démontre qu’il eut été possible de régulariser les débits de l’Afrine aux valeurs inscrites au tableau XLV, en regard des débits d’étiage et des débits moyens 1,

Il apparaît ainsi que durant les huit dernières années, la retenue de Midanki eut pu jouer le rôle d’un régulateur inter-annuel, permettant d’alimenter une dérivation permanente de 2m%/s au moins ;et cette alimentation eut été assurée malgré la présence exceptionnelle, pendant la période considérée, de deux années sèches consécutives (1932 et 1933).

Tasceau XLV.

Régularisation des débits par le barrage de Midanki.

DÉBITS MOYENS DÉBITS D'ÉTIAGE | DÉBITS RÉGULARISÉS EN MŸ/s EN M/S. EN M°/s

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1. Les calculs effectués ont été consignés dans des tableaux relatant, mois par mois, le bilan des eaux reçues, écoulées, dérivées où emmagasinées, avec la situation mensuelle de la réserve ; les limites assignées à ce mémoire ne nous ont guère permis de les reproduire.

Aussi peut-on présumer pour l'avenir, toutes les fois qu’on aura constitué, fin mars, une réserve totale de 40 millions de m% à Midanki, qu'on sera suffisamment garanti contre la sécheresse éventuelle de l’année suivante. Est-il besoin d’insister sur l'intérêt que présente une telle assurance, pour le développement des cultures dans la vallée de l’Afrine ?

Effet de la retenue de Bassout.

La capacité du réservoir de Bassout est de 62 millions de m°. Ce réservoir sera alimenté par le débit naturel de l’Afrine, diminué :

19° du volume retenu ou évaporé en amont du barrage de Midanki ;

20 du débit dérivé et utilisé à l'irrigation (2 m°/s) 1.

Aussi, pour étudier l'influence qu’aurait eue cette retenue durant les huit dernières années, avons-nous interprété la nouvelle courbe des débits cumulés réduits. Les volumes d’eau annuels reçus par la station de Bassout, auraient été modifiés comme suit :

en 1931, de 233,3 M.dem® à 168,8 M.dem® ,,, ('olume +. M, de m:) en 1932, 57,3 29,3 Re 28,0 en 1933, 55,7 31,6 se 24,1 en 1934, 181,4 149,8 ES 38,6 en 1935: 555,2 516,7 %. 38,5 en 1936, 265,4 215,5 = 49,9 en 1937, 193,1 166,9 us 26,2 en 1938, 508,0 469,2 De 38,8

(jusqu'à fin octobre)

L'examen du mouvement mensuel des eaux (fig. 101) fait alors ressortir qu'il eut été possible de régulariser les débits de l’Afrine à Bassout, aux valeurs relatées par le tableau XLVI.

Taszeau XLVI. — Régularisation des débits par le barrage de Bassout.

FRS DES MOYENS DÉBITS PTTRRE DÉBITS RÉCURARISÉS M/S M°/s M°/s | 1930-31 7,048 1,040 2,326 1931-32 1,868 | 0,700 2,326 1932-33 1,381 | 0,220 2,335 1933-34 5,208 0,800 4,44Â 1934-35 142,692 1,890 8,343 1935-36 13,388 1,400 5,543 1936-37 4,143 0,920 4,751 1937-38 19,326 2,700 8,494 ll |

1. Nous avons négligé, dans nos caleuls, l'apport des eaux de colature qui seraient drainées par l’Afrine et qui renforceraient éventuellement les débits reçus à Bassout. Nous avons négligé également la diminution du volume des deux réservoirs, par l'effet de leur engravement progressif.

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