VOLUME D'EAU NÉCESSAIRE PAR MOIS
mar louix |autz. AOÛT | SEPT. | ocT.
demande en eau, le contour extérieur du diagramme définit la courbe annuelle de la consommation.
Il y a lien toutefois de majorer ces volumes d’un coeflicient convenable destiné à tenir compte du rendement du réseau d'irrigation ; la valeur de ce coeflicient dépend du sol, du climat, de la section des canaux et de la surveillance de la distribution ; nous l’avons admis égal à 15 %, (trait pointillé), ce qui permet d’estimer le volume maximum nécessaire à l'irrigation d’un domaine de 100 ha, à 6.900 m par jour, soit l'écoulement, en flot continu, d’un débit de 0,80 1/s par ha. Le coefficient
Diagramme. des Jrrigatons
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Vol d'eau journalier u =
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Nota. Zgnane de 100 #2 dise er 3solbes samses aux cultures survente
FiG. 112. — Diagramme des irrigations dans un assolement triennal.
d'utilisation agricole des eaux de l’Afrine, dans un tel assolement, serait donc de 1.950 ha. par m° d’eau à la seconde.
Or, l'étude de la régularisation du régime nous a permis d’assurer, durant les années les plus sèches, un débit permanent de 2 mŸ/s., à chacune des dérivations de Midanki et de Bassout (supra p. 223) ; la capacité d’irrigation de l’Afrine s’élèverait done à un minimum de 5.000 ha., dans lhypothèse d’une formule agricole équivalente à celle que nous avons adoptée ?.
Durant les années moyennes, les débits régularisés s’élèvent respective-
1. Remarquons d'ailleurs que si le fonctionnement des barrages était dirigé de manière à régulariser les débits, non pas suivant une valeur annuelle constante, mais suivant une loi adaptée aux besoins en eau des cultures, pendant les différentes saisons, il serait possible d'étendre le bénéfice des irrigations à de plus trandes étendues.
ment à 3,5 et 4,5 m?/s. et permettraient en conséquence l'irrigation d’une superficie de 10.000 ha.
Enfin, pendant les années pluvieuses, le fonctionnement conjugué des deux réservoirs fournit des débits régularisés de 5 et de 7 mŸ/s., ce qui permettrait de desservir près de 15.000 ha.
La variation du périmètre irrigable, d’année en année, conduirait naturellement à partager les terrains dominés en trois zones distinctes, la première recevant l’eau tous les ans, la deuxième, une année sur deux, et la troisième, une année sur trois, en moyenne. Ces zones seront délimitées sur la base d’une étude pédologique détaillée de la vallée de l’Afrine.
On conçoit dès lors l'intérêt qui s'attache à la connaissance anticipée des débits, pour permettre un choix approprié des cultures, dans les zones qui ne recevront pas l’eau tous les ans : les méthodes de prévision envisagées (supra, p. 101) seront ici d’un précieux usage.
Dans la vallée de l’Afrine, l'étendue des terrains cultivés, en aval des barrages projetés, dépasse largement les superficies que l’on pourrait ainsi irriguer. D'autre part, la forte déclivité du lit permettra aux canaux de dérivation de les dominer rapidement, sans un développement onéreux des têtes mortes. Enfin la population du Kurd Dagh, active et laborieuse, pourra fournir aisément le supplément de main-d'œuvre nécessaire à ces cultures. Ainsi, du côté hydraulique et topographique, aussi bien que démographique, le problème des irrigations de l’Afrine se présente sous une forme facile à réaliser.
Il serait superflu de rappeler l'influence heureuse qu’aurait cet aménawement sur la mise en valeur des plaines du Nord-Ouest de la Syrie et les progrès multiples qui en résulteraient dans la vie économique et sociale du pays (accroissement de la production, développement des centres ruraux, bien-être général de la populatton).
L'eau est un facteur de richesse et d'activité productive. C’est par les nombreux canaux de dérivation qui prodiguaient l’opulence à ses diverses contrées, que la Syrie avait été le grenver de Rome. Avec leur dégradation, des cités florissantes sont tombées en ruine, et des plaines, autrefois des plus fertiles, transformées en un désert aride.
L'utilisation intégrale des ressources hydrauliques de ce pays avait été la cause de sa prospérité antique. Aujourd’hui, comme autrefois, elle reste à la base de sa rénovation économique. L'aménagement de la vallée de l’Afrine, réalisé dans le cadre d’un plan d'ensemble de boni fications, permettra de regarder avec confiance l'avenir économique de la Syrie.