RUE PS
rivière, très irrégulier au début, tend à s’abaisser, à se régulariser jusqu’à épouser lui aussi une forme d’équilibre. Or le profil de l’Afrine présente une distribution saccadée des pentes, voire même certains bombements, caractéristiques d’un relief dont les saillies encore « fraîches » marquent une « sculpture hydrographique » relativement récente et peu évoluée.
Ces variations de la déclivité résultent pour la plupart de variations dans le degré de résistance des roches qui forment le soubassement du thalweg, et sans doute aussi, de causes structurales non encore définies.
Ainsi, les profils de l’Arifine et du Katlé Tchay, qui traversent des terrains basaltiques, ont une allure brisée, avec des pentes saccadées, variant entre 23 et 32 m au km ; tandis que l’Alidéïne, formé parleur réunion, s'écoule dans un lit creusé dans le calcaire sénonien, avec une pente moyenne de 4,6 m au km. Il en est de même du Saboun Sou dont la pente moyenne, à travers les gabbros et les serpentines du Bulbul Dagh, atteint 35 m. au km., et descend à 6,50 m au km à travers les calcaires crayeux, au pied du Hawar Dagh.
Les variations de pente du Yénigé, qui s'écoule à travers un paysage de calcaire marneux, sont encore beaucoup plus régulières ; elles décroissent de 28,5 0/, en amont, à 8,50 ©}, en aval, pour se raccorder avec celles de lAfrine à Court Coulac.
Enfin, sur le lit de la rivière principale, les pentes moyennes décroissent :
de 6 °/,, at confluent du Saboun Sou et de l’Alidéine,
à 4,9 °/,, entre Midanki et Pont d’Afrine,
à 3,1 0/,, au voisinage de Bassout, et à 2,8 °/, en aval, jusqu’au débouché dans l’Amouk.
Ces fortes déclivités des thalwegs, ainsi que celles des versants, prédisposent l’Afrine à un courant très vif et à de violentes colères ; ses crues, à évolution rapide, sont réputées pour leur fougue ; à la suite d’averses intenses et étendues, dans le bassin supérieur, elles déferlent en une vague d’eau puissante qui se propage, précédée d’un ressaut écumeux, pouvant atteindre 3 m de hauteur : c’est une manifestation éclatante du régime torrentiel de l'Afrine.
Le Réseau HYDROGRAPHIQUE.
L'influence des pentes est encore accentuée par la ramification du réseau hydrographique qui forme tout un chevelu d’artères de drainage. Le tracé en plan de ce réseau présente certains rameaux (chéneaux fixes à écoulement permanent), éparpillés, en longueurs presque égales, autour du tronc principal, et drainant tous les ravinets à écoulement temporaire qui sillonnent les versants.
On pourrait exprimer la densité du réseau hydrographique, parle rapport