A NT
gnée d’une diminution de leur importance (voir la dernière colonne du tableau XV) ; les niveaux de l’aval paraissent ainsi plus sensibles aux composantes périodiques que ceux de l’amont. Ce phénomène traduit, dans une certaine mesure, la sélectivité exercée par l’infiltration et l’écoulement qui atténuent les irrégularités du régime.
Il peut être intéressant de déterminer la vitesse de propagation des diverses composantes : cette vitesse est d’autant plus grande, que les phases, réalisées au même instant, aux différentes stations, présentent un plus faible écart.
En comparant ces phases entre elles, on reconnaît que la composante annuelle des niveaux se propage avec une vitesse de 12 km. par jour, entre Tchatal Heuyuk et Bassout, et de 7 km. par jour, entre Bassout et Midanki ; tandis que la semi-annuelle évolue avec une vitesse uniforme de 7 km /j, d’aval en amont 1, Suivant ce même parcours, la composante annuelle de la pluie se propage avec une vitesse du même ordre de grandeur, qu’il sera possible de préciser, lorsque les pluviomètres auront été multiphés, dans le bassin de l’Afrine.
Le reste obtenu par élimination du graphique initial, des différentes composantes dégagées, fait apparaître, d’une part, des variations de niveau de courte durée, et d'autre part, l'existence de composantes supérieures.
Les périodes courtes peuvent avoir une amplitude assez accentuée ; leur analyse nécessiterait l'étude des niveaux journaliers.
La courbe de reconnaissance s,s,, fournit la résultante des composantes supérieures ; son examen laisse entrevoir l'existence de la période de 55, 5, harmonique de la composante undécennale des taches solaires [46]; son amplitude atteindrait 0 m. 51 à Midanki et 0 m. 38 à Bassout (soit respectivement 38,6 0/, et 31,4 0/, de l'amplitude des moyennes mensuelles) ; mais la courte durée des observations ne permet pas encore de la dégager complètement. On peut ainsi dire que le niveau de l’Afrine est affecté par l’une, au moins, des composantes des taches solaires ; cependant, l'existence de la composante de 11 ans, dans le régime des pluies en Syrie, nous conduit à en prévoir également l'existence, dans le régime de l’Afrine ; seule la continuité des observations nous permettra de la dégager dans l'avenir.
1. Signalons que les composantes de l'Euphrate en Syrie se propagent d'amont en aval, avec des vitesses bien plus élevées : 250 km/j. pour la composante annuelle et 455 km/j pour la semi-annuelle. C. R. Ac. Sc., 1939, t. 208, p. 756.
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