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Les plus importantes d’entre elles ont à leur origine, des averses anormales, par leur intensité, leur extension, leur durée ou leur succession rapprochée ; ces averses, surtout hivernales, nourrissent des crues d’autant plus abondantes qu’elles coïncident généralement avec une période où le sol, saturé d’eau, réduit au minimum les effets de l’infiltration.
Il eût été intéressant d’étudier la genèse de ces averses, et de déterminer les dépressions barométriques, les phénomènes orageux ou la direction dominante des vents humides qui tendent à les produire. Mais en l’état actuel de nos connaissances météorologiques sur le bassin de l’Afrine, 1l ne nous est guère possible d'aborder cette étude ; les observations effectuées ne fournissent aucun renseignement sur la durée réelle ou l'intensité horaire des. précipitations ; et, à défaut d’un réseau pluviométrique développé, leur extension dans le bassin de l’Afrine nous est également inconnue.
Parmi les averses les plus fortes enregistrées à Azaz, citons :
celle du 10 février 1931 qui a atteint 42 mm,
— 11 décembre 1933 — 44 mm, — 23 décembre 1934 — 52,5 mm, — D Janvier 1938 — 40 mm,
ou encore, celles qui se sont succédé, du 19 au 23 décembre 1934, et qui ont cumulé une hauteur de 140 m/m d’eau en 4 jours.
La distributiôn saccadée de ces pluies (fig. 15) dont l’effet est accentué par les pentes et la nature géologique du bassin, permet de prévoir l'allure dentelée et discontinue des crues de l’Afrine.