‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 64 sur 149 · IMPORTANCE DES CRUES · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DES CRUES

L'importance des crues de l’Afrine varie sur une très grande échelle, suivant les averses qui les déterminent ; cette importance peut être estimée à la hauteur maximum atteinte par le niveau du plan d’eau, au débit maximum enregistré, ou au volume total écoulé. Le tableau XXIV relate les principales crues enregistrées à Midanki et à Bassout de 1930 à 1938. La plus forte observée (14 décembre 1935) aurait atteint 6 m. 96 à Midanki et 3 m. 75 à Bassout ; son débit en pointe serait de 1.035 m/s à Midanki, ce qui représenterait un débit relatif de près de 760 1/s par km?.

Pour apprécier l'importance des débits maxima obtenus sur l’Afrine, on peut les comparer aux valeurs-types des maxima relatifs, donnés par Pardé [65 bis] pour des surfaces de diverse étendue :

Surface des bassins en Kn®. 100 500 3.000 10.000

Débits relatifs maxima en l/s par knmè :

Préalpes, Jura, Pyrénées, { 1.500 800 600 350 régions méditerranéennes | à à à à peu accidentées ......... 2.000 1.500 1.000 800

Plaines des régions océa- \ 300 150 100 50

niques européennes. ... { à 500 à 300 à 250 à 150

Les crues maxima de l’Afrine correspondent ainsi à l’ordre de grandeur des crues observées dans les régions méditerranéennes d’égale étendue.

Cotes à l'echelle

| Nombre des (rues observees de 1930 a 1938 s 10 15 20 25 30 35 40 LS 50 ss 60

F1G. 50 a. — Fréquence des crues classées suivant leurs cotes absolues.

Hauteur MT

ane ms,

Nombre de Crues observees de 1930 31938

FiG. 50 b. — Fréquence des crues classées suivant leurs montées effectives.

Les volumes totaux mis en mouvement par ces crues (tableau XXIV) se classent dans un ordre indépendant de celui des maxima ; car, pour un même volume total, les crues rapides présentent les pointes les plus saillantes : c’est ainsi que les volumes débités en vingt jours (du 4 au 23 février 1931) par une crue de 3 m. 30 à Midanki et 3 m. 52 à Bassout, dépassent

ceux écoulés en douze jours (du 8 au 19 février 1936), par une crue ayant atteint 3 m. 75 et 4 m. 05.

L'importance de ces volumes qui rempliraient en quelques jours les réservoirs régulateurs prévus à Bassout ou à Midanki, laisse entrevoir le rôle important joué par l’Afrine dans les inondations de l’Amouk.

Crues Inf. à 108 Crues de 190 3 200 Crues Sup.a 200 (T2 12) (NT= 33) (NT= 10) 50 50 19 10

UNDJFMA 0 N D JF MA UNDJFMA

Fi. 51 a. —ÿhRépartition mensuelle des crues de l’Afrine à Maidanki, de 1930 à 1938.

Crues Inf. à 100 Crues de 1003 290 Crues Sup.a 2700 (NT: 8) (NT= 30) (NT: 20) 50 50 50 40 40 40 30 30 3 20 20 20 10 10 10 D N D. JF M. 0 N D. J F MA CUROD EF-N À

FiG. 51 db, — Répartition mensuelle des crues de l’Afrine à Bassout, de 1930 à 1938.

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