‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 69 sur 149 · TABLEAUX XV · texte numérisé non relu

TABLEAUX XV

Coefficients relatifs de ruissellement K.

L'Afrine à Midanki.

Valeur K adoptée. . 0,267 0,313 |

L'Ajrine à Bassout.

Valeur K adoptée. . 0,139 0,260 0,260 0,246 0,095 | 0,097 :

Pour fixer les idées sur l'importance de ce coefficient dans le bassin de l'Afrine, aux différents états du sol et aux différentes époques de l'année, nous en avons calculé les valeurs à Midanki et à Bassout, pour les mois de novembre à avril de 1930 à 1938. Ce calcul a été entrepris, en considérant les volumes d’eau mensuels écoulés par la rivière, à la suite des pluies tombées, après élimination des résidus des crues antérieures (coefficients de ruissellement relatifs) et en les rapportant aux volumes des précipitations reçues à Azaz, supposées généralisées à tout le bassin. Les valeurs obtenues (tableau XXV) varient dans un très large mesure, suivant l'importance de la pluie, dans le mois considéré ou le mois antérieur : ainsi des pluies réduites (3,5 mm. en novembre 1932) ne donnent lieu à aucun écoulement ; des pluies moyennes succédant à une période sèche

9,2 mm. en novembre 1936) produisent un ruissellement très réduit (2,2 0/,); tandis qu’à la suite d’une période pluvieuse, elles engendrent un ruissellement relatif important (14 mm. en mars 1938 ont donné lieu à un ruissellement de 19,3 0/,).

Dans l'étude des crues, nous adopterons pour la valeur mensuelle de K, celle résultant de la moyenne des deux mois les plus pluvieux de la période considérée [17]. À varie de 0,31 à 0,05 à Midanki, et de 0,26 à 0,19 à Bassout. Ses plus fortes valeurs sont de 0,89 — 0,91 à Midanki, 0,51 — 0,52 à Bassout, observées respectivement en février et décembre 1935, après une période exceptionnelle de pluviosité ; sa plus faible valeur est de 0,002, après une période particulièrement sèche.

Rappelons que Pasini [17] avait trouvé pour la valeur moyenne de X dans la grande bonification de Ferrare À — 0,33 ; et que Morin ! a obtenu pour les rivières du Massif Central, des coeflicients de ruissellement annuels variant de 0,30 à 0,64.

Sur la Seine, la grande crue de janvier-mars 1910 a permis d’enregistrer un coefficient d'écoulement compris entre 0,86 et 0,89 [59].

b) Temps de ruissellement maximum :

Le temps de ruissellement maximum est celui après lequel Peau tombée à l'extrémité amont du bassin arrive au point d'évacuation. Ce temps dépend évidemment de l'étendue du bassin A, de la pente & et de la lonvueur L du lit collecteur.

Les Ingénieurs italiens [17] utilisent généralement la formule de VExTuRA

A+ ENT ,— LE == A A LA CEE) (3 les coefficients a, b,c devant être déterminés par l'expérience. , > DA 8 /TT n € Pasini a proposé la formule suivante : T — 3/AL avec x — 0,24, À étant exprimée en km?, L en km, et T en jours.

Appliquée à lAfrine, cette formule donnerait

à Midanki : T = 11j,1 avec L — 72,5 km. et À = 1.365 km?, à Bassout : T — 14,,4 avec L' — 99,5 km. et À — 2.173 km?.

Dérivée de la précédente, la formule : T— nee semble mieux tra- V1 duire le phénomène de ruissellement, puisqu'elle comprend les trois facteurs, À, L, : dont il dépend (1 désigne la pente en m. par km., et £ un coefficient égal à 0,45).

Cette formule donnerait

à Midaoki, T = 7 j., avec i — 9 0/

lo et à Bassout, T — 97, aveér =! 7,5 0

lo

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