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COEFFICIENT DE CRUE

Ce coefficient dépend de la valeur relative des temps t, durée de la phue, et T, durée de ruissellement maximum, que mettent les eaux à atteindre le débouché du bassin.

Or, on peut partager la surface du bassin À en n zones, limitées par

{n — 1) lignes, dites lignes d’égale durée de ruissellement (fig. 54) : cha-

eune d’elles figure le lieu des points d’où l’eau arrive au débouché, pendant RE TE n—1, Es RO EE

le même temps ÿ — RS FAUNE F:et, si l’on considère l'aire de la

surface du bassin comprise entre chaque ligne et le débouché, on peut

construire la courbe À — f (6).

Si pendant toute la durée t de la pluie considérée, l’eau tombe d’une facon constante et uniforme sur la surface du bassin, le débit Q au débouché est à tout instant égal au produit du coefficient udométrique par la surface déversante dont l’eau a pu parvenir au

débouché. En conséquence, la courbe des

débits Q se confond avec la courbe pré- FOR Ra cédente, si on en multiphe les ordonnées Lignes d’égale durée de ruissellement. par U.

Cette courbe Q présente trois aspects caractéristiques, analysés par M. Imbeaux, à propos de la Durance, dans sa théorie du ruissellement [41].

Premier aspect : T <t

La pluie continue à tomber alors que les eaux qui mettent le plus de temps à venir au débouché y passent déjà. Entre les instants 0 et T, l’eau qui afflue au débouché provient d’un bassin d’une étendue croissante. À tout instant, le débit s'accroît de l’apport de la zone supérieure ; à l'instant t, la pluie cesse. Entre les instants t et € + T, le débit diminue au fur et à mesure que cesse de l'aval à l’amont, l’apport des zones successives (fig. 554).

A BQ) : Bt) E (t+T) FiG. 55 a. — Formation des crues (1° aspect).

LA

Les deux aires hachurées sont égales, car si ob — C'b° — 0, be représente le débit qui, à l'instant 0, s’est écoulé d’une certaine surface ;: et l’ordonnée b'c' représente le même débit instantané dont a diminué le débit maximum, lorsque, au bout du temps 0, compté à partir de la fin de la pluie, cette même surface a fini son ressuyage.

L'égalité des aires hachurées permet d'écrire Pt+T J Q dt — Qoex et 7 Qay. (t + T) à ) D'où l’on tire :

Le t + 17 T

M — = = ] + Qoy: t

Dans cette hypothèse m reste compris entre 1 et 2 ; le débit maximum devient 1.000: KAH 1.000 KH

ns PE ue Qmax. 20 4001 M LE 86.400 t C' Deuxième aspect : T>t APS La pluie a déjà cessé, quand les dernières M eaux arrivent au débouché (fig. 55b) La courbe des débits se confond avec celle définie par :

jusqu’au temps t, où le débit commence de décroître et tombe progressivement à zéro.

Les aires hachurées sont égales, pour la même raison qu’au cas précédent. Dès lors, en ajou-

b +) B (T Ê cu) tant à ces aires, la surface B°ME, on obtient l'égalité :

FiG. 55 b. lie Formation des crues (2° aspect), LE 3 20 sk CA AU TE ,N HALRES (t + T) re AUt D'où Qoy. me RE

U étant le coefficient udométrique du cas précédent, on a | £ 1.000 KAH

Qmoy- 86.400 (t + T) et, le débit maximum est :

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