‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 72 sur 149 · XA'H · texte numérisé non relu

XA'H

SERA dE 86.400 t

A’ désignant la surface de la zone dont les eaux atteignent le débouché au moment

Fi. 55 ©. — Formation des crues (3° aspect).

où la pluie est maximum (totalité du bassin, diminuée des zones dont les eaux ne sont pas encore arrivées et de celles ressuyées depuis le temps t!.

On en tire m = —

Troisième aspect : Deux pluies consécutives.

C’est le cas où deux pluies indépendantes se succèdent à un intervalle 0, la deuxième survenant avant que soit achevé l’écoulement des eaux de la première. La figure (55°) traduit le phénomène : chacune d’elles donnerait naissance à des débits, représentés par les courbes OCFE, O'C'M'E": l'addition de ces deux courbes, dans leur partie commune, donne le tracé OCFM'E", qui indique les variations du débit au débouché.

La quantité d’eau écoulée est évidemment

AU(t +t’) et le débit moyen : HAUT (Let) Omoy. — { RATE UT et comme Denis À Us

6 of Qmax. — 86.400 & + 1).

AE EEE T Le de PR DE T +) Dans l'hypothèse de plusieurs pluies successives, on obtiendrait : ; = KA'TH

Qmax. — 86,1 St

Utilisation des formules précitées :

Les relations qui précèdent permettent de calculer, dans chaque cas, le débit maximum susceptible de se produire, à la suite d’une averse continue ou de plusieurs averses successives, supposées uniformément réparties dans le bassin de l’Afrine. En raison de l’étendue de ce bassin et de la durée du ruissellement, supérieure à celle de la pluie, les crues présentent généralement l'aspect défini par les cas (2) ou (3) ci-dessus, suivant qu'elles sont dues à une pluie unique ou à plusieurs averses successives.

Pour faciliter les opérations, on pourrait adopter pour le coefficient m une valeur moyenne, résultant de l'examen des crues observées. Il suffirait, à cet effet, de planimétrer les diagrammes des débits écoulés par ces crues, déduction faite, le cas échéant, des résidus des crues antérieures, et de comparer les débits moyens obtenus, durant la période de ruissellement, au débit maximum réalisé.

Les résultats obtenus, inscrits à la dernière colonne du tableau X XIV présentent une grande diversité, surtout pour les crues complexes. Si l’on s’en tient aux crues simples, isolées, telles que celles du 19 janvier, du

12 février, du 3 mars 1931, du 19 février 1932, du 26 novembre 1934, du

1. La valeur de cette surface peut être déduite de la formule de Pasini transformée, A et L, étant reliées par la graphique définissant l'accroissement du bassin versant.

Graphig ve de ÂPevision des rues Midenki Passout

Janvier Janvier

Hauteur, de ls Phue 3 Azaz H en mm RS 20 62 80

F1G. 56. — Graphique de prévision des crues de l'Afrine.

20 février 1935 ou du 10 avril 1937, on peut adopter pour le coefficient 2 les valeurs movennes suivantes :

m = 3 à Midanki et m — 3,5 à Bassout.

Dans ces conditions, le coefficient udométrique de l’Afrine pourrait s’écrire d

KH k AE Ts l/s par km?,

KH ia le coefficient K devant être choisi suivant les valeurs adoptées, pour les différents mois de l’année.

à Midanki, U = 34,6

et à Bassout, U — 40,5 ÿ en 1/s par km?,

A titre d'exemple, nous avons relaté (fig. 56) un graphique de prévision des crues de l’Afrine, en janvier et en février, pour des pluies continues qui seraient uniformément réparties sur tout le bassin versant. L'utilisation de ce graphique permet de prévoir l’ordre de grandeur des crues. Ainsi, du 1er au 3 février 1936, les pluies tombées à Azaz ont atteint 53 mm. en 2 jours ; en admettant ces pluies généralisées à tout le bassin, la pointe de crue à Bassout devait s'élever, suivant le graphique, à 47 1/s par km?, soit à 102 m/s, contre 105 m/s enregistrés ; du 15 au 17 janvier 1935, la pluie tombée à Azaz, de 64 mm. en 3 jours, supposée générale, devait provoquer à Midanki, une pointe de 68 1/s par km?, soit 92 m°/s contre 85 mÂ/s enregistrés. Les discordances observées sont dues à l’état d’imbibition différente du sol, à l'influence de l’évaporation, à l’intensité variable des pluies, et surtout à leur répartition territoriale : autant de facteurs qui agissent sur la valeur des coefficients m et X adoptés.

Dans son étude sur les crues de l'Ardèche [17 bis] au bassin torrentiel, M. Delemer a pu observer combien les crues dépendent de la densité de la pluie tombée, bien plus que de la hauteur totale enregistrée en vingt-quatre heures.

C'est pourquoi, la prévision judicieuse des crues, dans le bassin de l'Afrine, ne pourra être obtenue qu'avec la création d’un réseau serré de pluviomètres, équipés en vue d’un enregistrement continu de la pluie ; les prévisions météorologiques seront appliquées de préférence aux bassins composants, considérés séparément, et la crue probable, calculée d’après l'importance relative et l’interférence des différents affluents. C’est, d’ailleurs, au prix d’une longue pratique et de la comparaison d’un grand nombre d'observations, interprétées avec un sens critique averti, que l’on parviendra à des prévisions exactes, en perfectionnant tous les jours les coefficients, les formules et les méthodes elles-mêmes.

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Plüie d'h:

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