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On peut aussi observer que l’amplitude de la composante annuelle des niveaux de l’Afrine augmente plus vite que celle de la pluie : le rapport des amplitudes de ces deux composantes croît de 42,3 en 1933, à 50,4 en 1934, à 54,8 en 1935 et à 58,2 en 1936. Cette augmentation rapide indique que la proportion des eaux de ruissellement qui alimentent la rivière augmente avec la pluie, et même plus vite qu’elle, à la faveur de la saturation de Pair et du sol qui réduit les pertes par évaporation ou par infiltration.
Sur le Kara Sou, un mouvement inverse est observé : le rapport des
| débits ,. ' 2 4 . se amplitudes ÉTe diminue de 61,2 en 1935, à 45, 6 en 1936 et à 45,5 en 1937. Ce phénomène peut être expliqué par la diminution progressive des pluies de Kirik-Khan pendant la période considérée.
Une autre propriété mise en relief par l'examen comparé des composantes, c’est l’influence sélective du sol sur l’écoulement. Les différentes composantes de la pluie n’agissent pas également sur l’alimentation de la rivière ; le sol joue à leur égard le rôle d’un filtre qui atténue l’influence de périodes courtes, tandis qu’il amplifie celle des périodes longues.
i L On reconnaît, en effet, sur le tableau XXXI, quelerapport - de l’impor-
tance relative des diverses composantes homologues, croît avec leur période aussi bien pour l’Afrine que pour le Kara Sou ; et ainsi, l’on peut dire, en se référant aux courbes desélectivité de M. H. Labrouste, que le sol exerce sur l'apport des pluies, l'influence d’une combinaison du type Sm [28].
En ce qui concerne les températures, leurs composantes sont presque en opposition de phase avec celles de la pluie ; les écarts qu’elles présentent avec celles de l’Afrine sont de 58 %, (211 jours), pour la composante annuelle et 6 % (102 j.), pour la semi-annuelle (tableau X) ; les écarts correspondants du Kara Sou avec la température de Kirik-Khan sont respectivement de 55,2 0/, (201 j.) et 31,3% (57 j.). Par ailleurs, l'amplitude de ces composantes varie en sens inverse de celle de l'écoulement, puisque lélévation de la température favorise l’évaporation et augmente le déficit d'écoulement.