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son dans les différents territoires militaires prenaient les ordres des ducs provinciaux.
II n'est point sans intérêt de voir dans quelle catégorie de personnes étaient choisis ces gouverneurs militaires. En général, la plupart d'entre eux sont pris parmi les officiers de Tarmée mobile. Quelques-uns pourtant ont une autre origine : certains, tels que les ducs Valérien et Marcellus de Numidie', sont d'anciens chefs defoederati; d'autres ont une provenance plus intéressante encore : le duc de Numidie^ Guntarith, qui joua un si grand rôle dans les troubles de 546, avait commencé par être doryphore du patrice Solomon *. On voit par cet exemple, ajouté à tant d'autres, à quelle haute fortune pouvtient arriver ces hommes d'armes du général en chef.
Il reste à faire connaître les troupes placées sous les ordres des ducs. On a déjà vu qu'ils commandaient aux régiments de l'armée mobile stationnés dans les places de leur province : en outre ces milites comitatenses participèrent même directement à la défense immédiate du pays. Dans chaque limes ^ un certain nombre de nwmm d'infanterie et de cavalerie occupèrent, au moins au début, les postes principaux', et surtout les villes fortes de la frontière; mais comme, en principe, l'armée mobile à laquelle ils appartenaient était destinée à un autre usage, Justinien voulut que la protection du territoire fût, autant que possible, assurée sans leur concours*. A cet effet, il organisa des corps spéciaux, dont il nous reste à déterminer la condition : ce furent les Izmitanei, ou troupes de frontière proprement dites, établis dans des sortes de confins militaires tout le long du limes africain.
Depuis le milieu du m** siècle, on rencontre dans les armées romaines « ces soldats d'une espèce spéciale, ces soldats colons »' à qui des terrains étaient concédés dans le voisinage