‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 130 sur 539 · Cagnat, /. c, p · texte numérisé non relu

Cagnat, /. c, p

de la frontière, à charge pour eux de les mettre eu culture et de les proléger par les armées. On espérait, dit un historien, « qu'ils serviraient l'empire avec plus de cœur, s'ils défendaient en même temps et par là même leur propriété \ » Justinien s'empressa de réorganiser cette sorte d'armée territoriale, et lui-même traça le plan d'après lequel ces corps spéciaux devraient être constitués et répartis entre les cités, les castra et les postes du /2m^5*. Parmi ^es populations provinciales, principalement parmi celles de la frontière^, on recruta les éléments nécessaires ; à ces hommes on accorda des concessions de terres, qui probablement furent exemptées d'impôt; en outre, une solde leur fut allouée *. En échange de ces avantages, ils durent, en temps de paix, mettre en culture le territoire qu'ils occupaient et surveiller exactement toutes les routes qui franchissent le limes, pour empêcher toutes relations de commerce non autorisées entre les tribus berbères et le pays romain*. Se produisait-il quelque mouvement sur la frontière, aussitôt ils s'armaient, soit pour défendre le poste particulier confié à leur garde, soit pour concourir avec d'autres troupes de même formation à repousser l'envahisseur^. En aucun cas, ils ne devaient quitter le iimes où ils étaient établis, la perpétuité du service militaire étant la condition formelle de leur droit de propriété. Ils étaient autorisés à se marier, et en général leurs femmes et leurs enfants vivaient avec eux dans les castella où ils étaient cantonnés'' ; toutefois, si le poste était peu solide ou d'un ravitaillement un peu difficile, la famille des soldats ne demeurait point avec eux; on

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