En AXriqae, Tébessa, Béja, Bagai, Teboursouk
tachés qui couvrent une partie de ses murailles' ; là, pour aller plus vite, la ville n'a point été fortifiée, mais une citadelle construite dans une position dominante protège sa sécurité*. Ici, sur la frontière ce sont des forteresses isolées, plus ou moins grandes, surveillant le territoire ennemi; là, ce sont de vastes places de refuge, destinées à recueillir la population des campagnes voisines*, ou des fortins construits sur les hauteurs pour abriter les habitants de la plaine'. Partout les passages importants, les défilés sont gardés par des redoutes, et transformés, suivant Texpression byzantine, en véritables clisures*; ici, sur tel point particulièrement dangereux, des tours isolées s'élèvent*; là^ pour barrer telle route particulièrement importante, des murs continus sont jetés sur une vaste étendue de pays \ Ainsi, rien n'est laissé au hasard : au centre des plaines, de grandes citadelles surveillent tout le pays avoisinant'; à l'entrée des vallées ou au débouché des gorges, des redoutes interdisent le passage; sur les collines, des tours de vigie observent l'approche de l'ennemi, pour transmettre la nouvelle de l'invasion ; partout, des fortins offrent un refuge aux populations des campagnes. Contre l'ennemi du dehors, deux lignes de places fortes au moins opposent leur barrière ; pour contenir celui du dedans, des forteresses occupent tous les points stratégiques; chaque ville se clôt de remparts, chaque route se hérisse de tours, et au lieu du système si simple de l'époque romaine, qui limitait à la zone frontière les travaux de fortification, la province tout entière se couvre de