En Afrique, Sétif, Laribas, le château du Bellezma
citadelles. De là un système de défense plus compliqué, moins régulièrement ordonné, plus difficile à définir et à décrire : entre ces ouvrages de toute sorte, il est malaisé parfois de distinguer ceux qui servent à la garde de la frontière et ceux qui sont destinés uniquement à recueillir les colons ; il est plus malaisé encore de faire le départ entre les constructions dues à l'initiative impériale et celles qu'ont élevées le zèle ou les inquiétudes des particuliers.
Les principes généraux de la construction militaire byzantine.
Quoi qu'il en soit, la place forte byzantine, ville fortifiée ou citadelle, est protégée d'ordinaire par une triple série de défenses *. Tout d^abord, c'est le mur d'enceinte (tsTxoç, TceptôoXcç), ayant deux étages de hauteur; à Tétage inférieur, des meurtrières ménagées dans l'épaisseur du rempart permettent de couvrir de flèches les assaillants ; au-dessus^ le premier étage, qui s'élève parfois à une hauteur de près de neuf mètres, porte à l'intérieur un chemin de ronde couvert et solidement voûté, par lequel on peut circuler sur tout le pourtour de la place '. Le haut du mur est couronné par une terrasse crénelée. Tout le long des remparts, de distance en distance, de fortes tours carrées flanquent les courtines ; elles ont trois étages et, comme le mur qu'elles dominent, elles sont garnies de créneaux. Certaines d'entre elles sont disposées de manière à former de véritables donjons, capables de continuer la résistance, même après la prise de la courtine. En avant du mur d'enceinte, à une distance équivalant généralement au quart de la hauteur du rempart, s'étend Tavant-mur (icpo-ceixi^ixa), qui doit tout à la fois empêcher l'attaque directe de l'enceinte et
1. Atd,, p. 211-214 (Dara) ; 255-256 (TheodosiopoUs) ; Anoo., Xil.