‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 142 sur 539 · Cf. Aed., p · texte numérisé non relu

Cf. Aed., p

étendre les dimensions de la ville, de manière qu'elle puisse fournir abri aux gens de la campagne : c'est sur le glacis soigneusement nivelé et aménagé, qui sépare les deux lignes de retranchements, que ces populations s'installeront pour participer à la défense *. Devant le xpoieixtaixa, un fossé (ti^poç), très large, très profond, est creusé dans le sol et rempli d*eau; il doit mesurer au moins dix-huit mètres de largeur % il doit s'enfoncer dans la terre à un niveau inférieur aux fondations du Tzpoxdy{C[Lx, dételle sorte que les mineurs de l'ennemi ne puissent atteindre et saper la base de Tavant-mur; ses parois doivent être absolument verticales, de façon à le rendre tout à fait infranchissable. Enfin, le long du fossé, les matériaux de déblai sont entassés de manière à former une haute levée de terre

Tel est, dans ses traits généraux, le système complet de la construction militaire byzantine. Pourtant, dans la pratique, ces principes souffrent plus d'une altération. Tantôt, soit que les dispositions naturelles du terrain rendent cette défense inutile ^ soit pour tout autre motif, on ne creuse point de fossé en avant du T.çioxtiyia\Lx *, et deux lignes de retranchements suffisent à la défense. Tantôt, et cette règle trouve surtout son application dans les places moins considérables, dans les castella échelonnés sur la frontière, le xpoTeCxt<xiJux manque entièrement * ; alors le mur d'enceinte est généralement protégé par un fossé ^ ; parfois même un simple rempart forme Tunique défense \ En fait, les circonstances, la nécessité d'élever plus ou moins hâtivement les travaux de fortifications, la nature aussi de l'ennemi qu'il s'agit de repousser, déterminent souverainement ces modifications de détail. Si le péril est pressant,

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