‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 156 sur 539 · Ex. : Tiragad» Bclleznia · texte numérisé non relu

Ex. : Tiragad» Bclleznia

De lourds battants, épais de O'^ySS et assujettis par une forte

barre transversale poussée dans des glissières, fermaient la

LES PRINCIPES DU SYSTÈME DÉFËNSIF DANS L'AFRIQUE BYZAiV/lNE 163

baie de Farcade^ et garantissaient la sécurité de la forteresse. Quelquefois on tâchait même de dissimuler les portes aux vues de Tennemi *.

Enfin, dans un certain nombre de villes fortes, et d'ordinaire sur le point le plus élevé de la place, s'élevait un réduit fortifié, véritable citadelle qui pouvait, la ville prise, offrir aux défenseurs une dernière retraite '. Comme Tenceinte, ce réduit était sur ses différents fronts flanqué de tours carrées ; parfois il était encore renforcé par une sorte de donjon intérieur. Les murailles de cet ouvrage, moins fortes que celles des remparts de la cité, mesuraient en général l'',20 à l'^^iO seulement.

Hais, il ne suffisait pas d'assurer la défense : il fallait encore procurer kla citadelle des approvisionnements suffisants, soit en vivres, soit en eau. Ce dernier point surtout était d'une importance particulière : et l'auteur de la Tactique y insiste longuement*. Il faut que chaque citadelle ait son alimentation d'eau, que cette eau soit de bonne qualité et en quantité suffisante pour fournir aux besoins de la garnison et des populations réfugiées dans la ville ; il faut, autant que possible, que la source se trouve dans l'intérieur même de la place; tout au moins en doit-elle être assez proche pour qu'en cas de siège on puisse s'y approvisionner sans difficulté. Si, sur le point qu'on veut occuper, on ne réussit à découvrir aucune source S on amènera par un aqueduc l'eau d'une montagne voisine * ; s'il y a un fleuve dans le voisinage, on y embranchera un canal de dérivation*; mais surtout on s'appliquera à construire de vastes citernes où s'accumulera et se conservera l'eau de pluie*. Tantôt ces réservoirs sont établis entre le mur d'en-

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