‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 157 sur 539 · Id,, p. 2U · texte numérisé non relu

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164 HISTOIRE DE Lk DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE

ceinte et le TcporeCxtqjLaS plus souvent dans Tintérieur même de la place : parfois mème^ chaque tour a une citerne particulière, qui donnera en toute circonstance Teau nécessaire aux défenseurs*. Enfin, dans les villes importantes, on installait des magasins considérables destinés à assurer le ravitaillement des postes de la région '.

Il faut se figurer en outre Tinlérieur de ces forteresses rempli de constructions de toute sorte, bâtiments pour loger la garnison, écuries pour les chevaux, magasins pour les vivres, meules et pressoirs pour l'emploi des récoltes faites dans le pays même; souvent aussi on y rencontrait une église*. Quand la citadelle était plus considérable, une véritable ville, avec des rues et des places, se construisait au dedans de l'enceinte ' : malheureusement la plupart de ces édifices ont à peu près complètement disparu.

Tel est, dans ses traits généraux, le système de la fortification byzantine au vi* siècle, tel qu'il apparaît, non seulement en Afrique, mais encore dans certaines citadelles importantes de rOrient grec. Parmi elles, l'enceinte d'Antioche était, il y a encore peu d'années, une des plus remarquables, avec ses hautes murailles crénelées, escaladant les pentes de la montagne, ses puissantes tours carrées à trois étages de défense, son chemin de ronde établi sur arcades, son énorme donjon pentagonal, et le réduit fortifié, flanqué de massives tourelles, qui se dressait tout au haut de la ville sur un rocher presque inaccessible *. Dara%Nicée*, Anazarbe* n'offrent pas de moins curieux spécimens de Tart militaire byzantin du vi< siècle. A

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