‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 160 sur 539 · Id., VI · texte numérisé non relu

Id., VI

tnre de forteresses : plusieurs places, celles en particulier de la Numidie septentrionale, datent de cet époque. Les événements de 536 arrêtèrent Tœuvre de la défense comme ils entravaient celle de la pacification ; mais lorsque, en 539, le patrice revint administrer la province, l'un des premiers soins de son infatigable activité fut d'achever la construction du système défensif. « Solomon, dit Procope, entoura chaque cité de remparts »'; et ailleurs Thistorien parle des sommes considérables qu'il dépensa pour « environner de murailles beaucoup de villes africaines )>^ D'après un autre écrivain, Justinien, c'est-à-dire son lieutenant, ne reconstruisit pas moins de 150 villes africaines^; et non content de remettre en état les ouvrages ruinés par les Vandales, il éleva un grand nombre de forteresses nouvelles*. Et en effet, les inscriptions, les textes, les monuments s'accordent à attester la grandeur de l'œuvre entreprise. En Tripolitaine, Leptis Magna et Sabrata virent relever leur enceinte fortifiée'; toute la côte de Byzacène se couvrit de citadelles ; lunca^, Hadrumète^ furent entourées de murailles, et au promontoire de Caput Yada, où jadis avait débarqué Bélisaire, une ville forte s'éleva sous le nom de Justinianopolis*. A l'intérieur du pays, Gapsa et Thélepte devinrent de puissantes citadelles chargées de la garde de lafrontière"; àÂïn-Bou-Dris, une redoute protégeala province du côté de la Numidie ^^; plus loin, le château d'Ammaedera barra la grande et importante route qui mène de Théveste à Carthage". En arrière de cette première ligne, les forteresses

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