‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 179 sur 539 · Saladin, I, p. 469-171. Cf. Diehl, Rapport, p · texte numérisé non relu

Saladin, I, p. 469-171. Cf. Diehl, Rapport, p

Par rimportance de ses dimensions, le castellum d'Haîdra diffère assez peu des villes fortifiées que nous signalions tout

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Fig. 37. — Timgad. Plan de la forteresse byzantine.

à l'heure, et s'en distingue uniquement par ce fait que, à part son église, les constructions qu'il renferme sont exclusive-

ment militaires. En général, les forteresses chargées de

défendre une ville ouverte ont de moindres proportions : le château de Timgad, quiest un desplus importants, mesure seu-

204 HISTOIRE DE LA DOMINATION BYZANTINE Efi AFRIQUE

milieu des courtines est et ouest, et où Ton rencontre à Tintérieur une disposition fort intéressante. Le réduit carré qui occupe le rez-de-chaussée est couvert en effet d'une coupole surbaissée ; c'est Tunique exemple que je connaisse dans toutes les citadelles africaines d'une construction de cette sorte. Le

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Fig. 41. — Mdaourouch. Pian de la forteresse byzantine.

système de défense de la porte principale n'est pas moins curieux : elle est pratiquée dans la puissante tour (9", 40 X 6",35) qui occupe le milieu du front nord; et j'ai déjà signalé précédemment les raffinements de toute espèce employés pour protéger ce point faible, les couloirs dérobés circulant

dans l'épaisseur des murailles latérales, la double entrée rétrécie jusqu'à 3°, 50 seulement d'ouverture, Tavant-corps qui postérieurement, mais sans doute encore à Tépoque byzantine, vint sur ce point renforcer la défense. Une disposition presque pareille se rencontre au castellum de Madaure^ assis sur un mamelon au milieu même des édifices de Tantique cité romaine : ici encore, il faudrait signaler bien des dispositions intéressantes, et la série des contreforts reliés par des arcades qui, comme à Haïdra, portaient le chemin de ronde» et la belle structure des deux tours d'angle, si solides et si puissantes, et l'original tracé du plan, qui s'achève du côté du nord en un vaste demi-cercle, et tant de détails qui font de cette forteresse. Tune des premières construites par Solomon, un des exemplaires les plus curieux du genre de construction que nous étudions*.

3« Les villes fortifiées et les citadelles protégeant une cité ont toutes ce double caractère d'être à la fois des établissements militaires et des places de refuge ouvertes à la population civile. Il n'en est plus ainsi — en général du moins — des châteaux forts isolés occupant quelque position stratégique, surveillant quelque grande plaine ou commandant quelque importante vallée. Exclusivement destinées à la défense, uniquement occupées par une garnison plus ou moins forte, ces constructions correspondent fort exactement aux castella et burgi mentionnés par Justinien. Le château de Lemsa en offre un type particulièrement bien conservé. Ainsi qu'on l'a justement observé, cette citadelle est « un des plus beaux et des plus complets monuments » • que la Tunisie ait gardés de l'époque byzantine. J'ajoute que c'en est un des plus pittoresques et des plus intéressants. Après tant de ruines oîi il faut à grand'peine retrouver sur le sol les débris épars des édifices, c'est une surprise véritable et charmante qued'aper-

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