Voir Diehl, Rapport, p
un chemin de ronde pavé de grandes dalles plates, bordé vers riniérieur d'un rebord haut de 0", 50, vers le dehors d'un parapet, dont les créneaux, construits en briques encadrées de pierres, ont 1",50 d'altitude. Ce chemin de ronde relie entre elles les quatre tours d^angle, dont chacune s'ouvre par deux portes sur les courtines voisines : seule, la tour de Tangle sud
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Fig. 43. -r Lem&a. Plan du château byzantin.
est sans communication avec la courtine sud-ouest. Construites suivant le même système que les remparts, mais n'ayant à leurs murailles qu'une épaisseur de 1"',20 à 1",40, ces tours mesurent environ 5 mètres de côté; la tour du nord, un peu plus forte, a7»",10 sur 6 mètres. Toutes quatre s'ouvrent, au rez-de-chaussée, sur l'intérieur de la forteresse par d'étroites
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Fig. 44. — Lemsa. Château byzantin. Tours des angles sud-ouest et sud-est. (Rez-de-chaussée et premier étage).
poternes de 0",80 à 0"»,90 d'ouverture, donnant accès à des couloirs resserrés qui, aux tours de Touest et du sud, serpentent en détours compliqués. A Tétage inférieur, se trouve une pièce quadrangulaire faiblement éclairée par de rares meurtrières, et couverte par un plancher posé sur quatre solives engagées dans les murs latéraux. Mais tandis que, dans les tours de Fouest et du nord^ le chemin de ronde se trouve à la hauteur du premier étage, celles de Test et du sud au contraire, fondées à un niveau plus bas, ont deux étages superposés au-dessus du rez-de-chaussée. De ces pièces, toutes éclairées par d'étroites meurtrières, un escalier de bois menait à une plateforme occupant le sommet de la tour et bordée d'un parapet crénelé, haut de deux mètres. La hauteur totale des quatre tours est à peu près identique : elle varie de 13",S0 à li^jSO; toutefois les tours de Test s'élèvent à une moindre altitude audessus du chemin de ronde. Sur la face nord-est du château s'ouvrait, entre deux avant-corps, une porte de quatre mètres d^ouverture : malheureusement il est difficile d'en reconnsdtre les dispositions. Enfin une source abondante, amenée de la montagne voisine, assurait aux défenseurs une constante provision d'eau*.
4*" Les castella construits sur le type du château de Lemsa sont assez nombreux dans l'Afrique byzantine : leur rôle défensif était complété par une dernière catégorie de constructions militaires. Ce sont ces fortins de moindre importance qu'on rencontre à chaque pas, en Algérie et en Tunisie, tantôt isolés à l'issue de quelque défilé, tantôt, et plus fréquemment encore, élevés à portée de quelque village ou de quelque établissement agricole. La plupart de ces kasr sont bâtis sur le même type, et ce type est fort simple : c'est d'ordinaire un réduit carré ou rectangulaire, ayant tantôt 40 mètres, tantôt 20 mètres, souvent 40 mètres seulement de côté. Une seule
i. A ce type appartiennent : Lemsa, le fort du Bellezma, celui de Gastal. Agbia, Henchir-Sguidan, Ilenchir^Kesreia, Gadiaufala, le fort de Ras el-Oued (Tharaalla).
porte donne accès dans Tenceinte; aucune tour ne flanque les murailles. Mais si le système de construction est à peu près identique dans tous ces monuments, leurs destinations assez différentes obligent à les distinguer bien nettement. Les uns sont échelonnés le long de quelque route importante ou établis en plaine au débouché de quelque gorge ; ceux-là ont un rôle nettement mililaire, ils sont occupés par une petite garnison, ils ont été construits par les ordres de Tautorilé impériale pour participera la défense du territoire. Ce sont des redoutes, moins importantes que les castella, mais n'en différant point essentiellement : et les postes d'Aïn-bou-Dris, sur la route de Théveste à Sbeitla ou à Tbélepte *, de Ksar-el-Achour, entre Guelma et Bône % d'Henchir-Zaga entre Béjaet Tabarca', représentent à merveille celte catégorie de construction,
5* Mais parmi les édifices de ce type, les fortins proprement militaires forment de beaucoup le moindre nombre : au contraire TAfrique byzantine est couverte de petites places de refuge, élevées sur la hauteur à proximité des centres d'habitation, ou occupant le milieu du village, pour offrir en cas d^alerle un abri aux habitants du plat pays \ La construction en est d'ordinaire fort médiocre et sensiblement inférieure à celle des redoutes que je signale plus haut"^ : c'est qu'en effet ces bâtisses sont« d'une part, de date généralement postérieure au règne de Justinien; c'est que d'autre part, on le verra tout àTheure, elles ne sont point d'habitude Tœuvre des agents impériaux, mais paraissent pour la plupart avoir été élevées hâtivement par Tinitiative privée des populations menacées. Quoi qu'il en soit, les exemplaires en sont nombreux en Afri-