‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 185 sur 539 · Cf Gagnât, Armée romaine ^ p · texte numérisé non relu

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tine est flanquée, entre les bastions d^angle» de deox ou trois tours intermédiaires, si bien qu'au total Thé veste et Laribus ont quatorze tours, Thélepte douze, et Sétif onze '. Dans les

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Fig. 48. — Tobna. Plan de la forteresse bfïantine.

castella un peu moins considérables, une seule tour intermédiaire s*élève sur le milieu de chaque face, et l*on obtient

1. Voir Oiehl, Rapport, p. 93-100 (Laribos), p. 9-12 (Sétil), p. 53-^9 (Thélepte).

ainsi Tun des partis les plus fréquemment adoptés dans les citadelles d'Afrique, le rectangle flanqué de huit tours^ tel qu*on le trouve à Tobna, à Timgad, au château duBellezma, à la Kessera, à Henchir-Sguidan près de Djebibina S à Ras-eU Oued, à l'ouest de Sétif. La construction est>elle moins étendue encore, alors elle ne conserve plus que les quatre tours d'angle : c'est le cas, par exemple, à Lemsa, à Zana, à Sbiba, à Aîn-Hedja, à Zarai, à Gastal' près de Tébessa. Enfin, dans les petites redoutes, les tours disparaissent complètement; seul le rectangle demeure, tout au plus renforcé sur les angles par des tours sans saillie apparente.

Mais cette forme très régulière ne s'adapte pas à tous les terrains avec une égale facilité. Quand il s'agit de construire en plaine ou du moins sur un sol suffisamment plat, rien n'est plus aisé que d'adopter ces partis. Mais souvent d'impérieuses nécessités de défense ou le désir de tirer profit d'une belle situation stratégique font chercher sur la hauteur l'emplacement de la nouvelle citadelle : alors les dispositions du terrain déterminent impérieusement les formes de la construction et leur enlèvent leur habituelle régularité. L'enceinte de Bagai, par exemple, assise sur un mamelon aplati qui domine la plaine, suit fort exactement les contours de la colline, longeant soigneusement la crête de l'escarpement, de manière à assurer à la ville la protection du profond ravin qui la borde au nord-ouest. Hsadra, Tifech, Tigisis sont construites au penchant d'une colline, sur les pentes de laquelle elles s'élèvent en gradins successifs : et il faut voir, en particulier dans les deux dernières de ces forteresses, comment on a fait servir à la sécurité de la place les dispositions naturelles du terrain, pro^

1 . Voir Diehl» Rapport, p. 22-25 (Tobna), p. 26-32 (Timgad), p. 19-22 (Bellezma) , p. 100-103 (Ressera); Gagnât, Arch. des Missions, XI, p. 34; La Blanchère, BulL du Corn., 1888, p. 46B-472.

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