Id., p
4. Georg. Cypr. (éd. Gelzer), p. 41; Byz, Zeitschr,, H, p. 25-31. C'est même une place forte au vu* siècle (Fournei, Les Berbères^ p. 18); cf. ElNoweïri {Journal asial.^ 3* série, t. XI, p. 102).
5. Aed., p. 337; Lahbe, IV, 1627, 1640-1C41 ; Byz. Zeilachr,, p. II, 31.
6. Sans cela il est impossible de comprendre la retraite qu*en 547 l'armée romaine fit jusqu'à lunca (Joh,, VII, 111-136).
part, dans la plus grande partie de celte région, les Berbères semblent parvenir presque jusqu'au littoral : Leptis Magna a à ses portes des tribus indigènes et parait exposée à de constantes attaques de leur part'; chose plus significative encore, remplacement de plusieurs postes de l'ancien /tmes romain, par exemple Talalati (Ras-el-Aïn, près de Tlalet) et Tillibari qui se trouve un peu à Test, est indiqué comme le centre d'habitation de populations absolument insoumises* ; un peu au sud de Gabès, la tribu des Astrices étend son territoire jusqu'au littoral de la Petite Syrte, et les liens qui la rattachent à l'autorité impériale semblent assez incertains'; enfin la région qui s'étend au sud du Chott-el-Fedjedj, et à travers laquelle la frontière romaine de Tripolitaine parvenait jusqu'à Telmin, parait entièrement abandonnée : on peut donc affirmer avec une grande vraisemblance que, de Gabès à la Cyrénaïque, la domination byzantine se bornait à la possession de la grande voie stratégique qui borde la côte et à une influence purement diplomatique et religieuse, d'ailleurs souvent contestée, sur les tribus du voisinage^. En un point pourtant, il faut admettre une domination un peu plus étendue, c'est à l'endroit où, entre le plateau des Matmata et le littoral, s'ouvre « un passage étroit qui est la seule voie d'invasion possible pour les tribus de la Tripolitaine vers l'Afrique »*. On peut, je crois, prouver que les Byzantins, comme jadis les Romains, avaient tenté, bien que moins complètement, de barrer ce défilé. Il faut pour cela étudier avec quelque détail le récit que fait