‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 193 sur 539 · Cagoat, l, c, p · texte numérisé non relu

Cagoat, l, c, p

Mahda-Hassan, « tous les terrains cultivables, tous les pâturages même, par des postes militaires de 15 à 20 mètres de côté, placés en vue les uns des autres et formant une véritable chaîne, qui assuraient aux populations sédentaires de la côte une protection efficace contre les incursions des nomades'. » Mais à partir de Lebda la difficulté s'accroît; nous possédons en effet si peu de renseignements sur l'intérieur de la Tripolitaine qu'il est absolument impossible de dire s'il s'y rencontre ou non quelque forteresse de Tépoque byzantine. 11 faut donc s'en remettre aux textes peu nombreux que l'on peut rassembler sur la matière : d'après ces témoignages, il semble bien qu'ici encore l'occupation grecque s'est limitée à la côte, abandonnant les postes du limes énumérés par la Notitia Dignitatum. ICn Tripolitaine, Procope ne signale que deux villes fortifiées, toutes deux situées sur le littoral : c'est Leptis Magna, capitale de la région et résidence d'un duc', et plus à l'ouest, Sabrala'; entre les deux, il faut faire place à Oea, qui, quoi qu'en dise Tissot, existait encore au vi^ siècle*, et était sans doute, comme ses voisines, entourée de remparts ; enfin, dans la partie occidentale du pays, on rencontrait Gergis, Girba, dans l'île de Meninx (Djerba), et sur la frontière même de la Byzacène, Tacape (Gabès)*. Mais ces cités que Procope nomme sans y indiquer aucun ouvrage de fortifications, semblent, d'après ce silence même, devoir être tenues pour des villes ouvertes, et en effet, le récit de la Johannide prouve d'une façon péremptoire qu'au milieu du vi^ siècle encore, Gabès au moins était dépourvue de remparts •. D'aulre

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