Tiesot, II, p
l'AurèSy se prolongeait jusqu'à Lambèse par Mascula et Thamugadi, celles du sud-ouest enfin qui arrivaient du désert par les vallées de TOued-Hallel et de rOued-Tilidjen. Au nœud de cet important réseau routier, Théveste fermait aux envahisseurs les passages du sud, couvrait et protégeait les routes du nord, et tout autour de la puissante citadelle, d'autres fortins avancés complétaient son système de défense et barraient les principaux passages qui s'ouvraient sur la plaine. Au sud-est, du côté de Thélepte, au delà des cols de Bekkaria et de Tenoukla, on signale dans la vallée de TOuedel-Ma le poste de Henchir-bou-Sebaa S et Ton a déjà noté la position qu'occupait la citadelle d'Aïn-bou-Dris. Sur la route qui venait de Cillium et de Sbeitla, par la plaine du Fouçana et le Khanguet-Oum-el-Ouahad, le poste fortifié d'Henchir-el-Hammam défendait la vallée, à Tendroit où elle se resserre entre le Djebel-Chambi et le Djebel-Semmana'; au nord-est, sur la route de Carthage,au défilé du Khanguet- Mazouch, la redoute de Ksar-Gouraï mettait un jalon entre Théveste et la puissante forteresse d'Haïdra» ; du côté du nordy à l'endroit où le col d'El-Attaba traverse le massif du Djebel-Dir, un château fort s'élevait à Gastal^; enfin, de nombreux ouvrages surveillaient les routes du sud* ouest, le Trik-el-Karreta et les passages de TOued-Hallel; et Ton voit avec quel soin le patrice Solomon avait, dans cette position militaire de premier ordre, accumulé les moyens de défense. De Théveste jusqu'à la profonde coupure où passait la voie romaine de Lambèse à Biskra, la frontière byzantine longeait le versant septentrional de l'Aurès. Sur cet espace de près de 200 kilomètres débouchent de nombreuses voies d'invasion ; à travers les profondes déchirures du plateau des Nememchas,
i. RecdeConst.j 1874, p. 67. La coostructioD pourtant n'est pas sûrement byzantine (cf. de Rossi, Buil, arch. crisl., 1878, p. 11). Cf. aussi C. I. L., VIU, 2079 et Add,
2. Gagnât, Arch. des Missions y XII, p. 147. Cf. Tissot, II, p. 630.