rf., 1876, p 412 Cf. Villefosse, /. c, p
le long des grandes vallées du massif aurasiqne, serpentent plusieurs routes importantes qui mettent en communication le Sahara avec le Tell. Déjà, les Romains, qui occupaient pourtant le versant méridional de TAurès, avaient jalonné cette ligne d'un certain nombre de postes *. Les Byzantins, dont la domination s'arrêtait aux premières pentes de la montagne, durent à plus forte raison y multiplier les moyens de défense. Pour couvrir la région des hauts plateaux, ilo y établirent plusieurs grandes citadelles, reliées par une chaîne de postes qui barraient tous les passages de la région. Toutefois, si nombreux que soient les renseignements sur ces ouvrages, il est indispensable d'apporter une sévère prudence dans l'étude qu'on en fera. Les explorateurs ont, en effet, fort abusé du mot byzantin pour désigner toute construction irrégulière ou hâtive; ils ne se sont point attachés non plus à distinguer ici, aussi soigneusement qu'en Tunisie, les constructions proprement militaires et les fortins simplement destinés à fournir un refuge aux populations. Il faut donc apporter quelque circonspection à accueillir ces indications'; aussi^ partout où il ne m'a pas été possible de les contrôler directement, je n*ai accepté que les informations où une description précise m'a paru fournir des éléments suffisants d'appréciation. Entre Tébessa et Khenchela, plusieurs vallées profondes constituent des lignes de pénétration importantes '. Tout d'abord, deux passages s'ouvraient par les vallées de TOued-Tilidjen et de l'Oued-Hallel. « Ces étroits couloirs, dont les replis tortueux parcourent une longueur de 20 kilomètres entre deux murailles à pic d'une hauteur de 450 mètres, présentent un aspect sauvage^ extrêmement curieux... C*est par là que les