‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 211 sur 539 · Ibid , p · texte numérisé non relu

Ibid , p

byzantine. Là aboutissaient en eiïet les routes qui viennent des vallées de TOued-el- Abiod et de l'Oued-Abdi ; là il y avait une remarquable position à prendre, soit pour arrêter les incursions des montagnards et des nomades du sud, soit pour pénétrer dans Tintérieur du massif aurasique'. En tout temps les colonnes chargées d'opérer dans TAurès ont trouvé là un de leurs points d*appui : les généraux de Justinien, pas plus que les Romains, ne négligèrent de s'assurer un poste stratégique de si haute valeur. Parmi les ruines de la ville déserte de Tbamugadi, ils construisirent une forte citadelle qui barra le passage*, et bien que la ligne des Ghotts, qui couvrent parallèlement à TAurës toute cette portion des hauts plateaux numides, semblât former en arrière de cette première ligne un obstacle naturel à l'invasion^ les Byzantins renforcèrent encore par une série d'ouvrages ce système défensif et firent de toute cette région comme « un grand camp retranché tourné vers le sud »^ comme un vaste quadrilatère appuyé sur les forteresses de Bagai et de Mascula à Test, de Tbamugadi et de Guessès à Touest. En arrière de Bagai, entre le Guerah-el-Tarf et le Djebel-Fedjoudj, un fort dedimensions assez considérables ferma à Henchir-Sbaragout le passage ouvert vers le nord*; la redoute d'Henchir-Seffan garda le col de Teniet-el-Kebch taillé dans la masse du Djebel-Seffan*^; mais surtout on s appliqua à barrer, entre le Djebel-Seffan et le Djebel-Arif, l'importante trouée de TOued-Chemorra. Une vaste forteresse fut construite à Henchir-Guessès^ protégeant

1. Cagnat, Armée romaine, p. 58i; Timgad, p. iv ; Masqueray, De Aurasio monte, p. 23-24.

2. Rec. de Consl.y 1873-1874, p. 199-201; 1882, p. 344; Tissot, II, p. 489-490, et Maaqueray, Les ruines de Tamgad (Revue afr,, 1876, p. 466-468).

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