‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 212 sur 539 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

5. Ibid., p. 127. 11 De me semble pas qu'il faille comprendre dans le système défenaif plusieurs fortins que MM. Gsell et Graiilot signalent, soit au pied da Djebel-Fedjoudj, soit entre Bagai et Guessès : ces ouvrages paraissent plutôt destinés à couvrir des centres d'babitation, et nous leur ferons place en conséquence dans un autre chapitre de cette étude.

la route qui du Foum-Kosantina mèae à Constantine et renforçant utilement la position de Timgad^ Enfin à Touest de Thamugadi, sur remplacement même de Lambëse, au point

(Fig. 51. — Guessès. Eaceinte de la ville byzantine. (D*aprè8 le plan de M. Gsell.)

OÙ durant tant d'années l'armée romaine d'Afrique avait eu son quartier général, une citadelle de première ligue surveil-

i. Rec. de ConsL, 1860-61, p. 131-132; 1873-74, p. 206; 1892, p. 203-^04, et Burtout Gsell et Graillot,p. 119-120.

lait les débouchés du passage qui, par le col d'ËI-Kantara, fait communiquer le Sahara avec la région des hauts plateaux'. A la fin du vi* siècle, sous le règne de l'empereur Maurice, on établit, sur la route même qui conduit de Biskra à Lambèse» à l'endroit où cette grande voie débouche dans la plaine, une redoute auprès d'El-Ksour, au sud de Batna' : elle devait achever de fermer la porte aux invasions du sud.

Ici se pose une question fort importante. A partir du commencement du ii« siècle de TEmpire, la frontière romaine, arrêtée jusque-là au versant septentrional de l'Aurès, s'avance d'un bond vers le su3, et une nouvelle ligne de forteresses, établie aux limites mêmes du désert, fait à la fois rempart contre les nomades et achève de cerner par le midi le redoutable massif aurasien. On connaît les principaux postes de cette ligne : c'est, à partir du Chott-el-Gharsa, Spéculum, Ad Turres, Ad Majores (Besseriani), Ad Médias (Taddert), Badias (Badis),Thabudeos(Thouda),Bescera (Biskra), d'où Ton gagnait Lambèse par la grande voie militaire du col d'El-Kantara : de cette sorte, on empêchait à la fois les Sahariens de donner la main aux populations de l'Aurès, et les gens du Zab et du Hodna de s'unir à eux dans une commune et formidable insurrection». Jusqu'aux derniers jours de l'Empire, Rome demeura maîtresse de cette ligne* : il importe de savoir si, à quelque moment de leur domination, les Byzantins réussirent à en reprendre possession.

Sur remplacement de plusieurs des postes romains énumérés plus haut, on a signalé des ouvrages de fortification qu'on a attribués à l'époque byzantine. A Besseriani, on mentionne une enceinte entourant la ville, et qui, dit M. Gagnât, « d'après la description qui en a été donnée, ne peut être que byzantine »\ On affirme que l'établissement de Badias existait

1. Ti880l, II, p. 497-498; Rcc. de ConsL, 1873-74, p. 191-192.

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