‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 217 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

4. Cf. Masqueray, De Aurasio monte, p. 7-9. « Les Byzactias, dit ailleurs Masqueray, n'ont jamais pénétré dans le Djebel- G hechar : en tout cas on n'y trouve pas de forteresse byzantine » (Le Djebel-Chechar, Revue afr. , 1878, p. 42). Je n'ignore point que M. Rinn {Géographie ancienne de CAfrique^ Revue afr.^ 1893, p. 305, 311, 325) signale des fortins byzantins sur le plateau de Médina, aux sources de l'Oued-el-Abiod, à EUKsar, dans la vallée de l'Oued-eUKsar, au sud du col de Tighanimine, ailleurs encore, à Saghida, à Diar-Abdous, etc., près de la ligne de faite qui sépare l'Oued-el-Abiod des ravins allant vers le Sahara. Mais jrieu absolument ne prouve que ces ouvrages soient vraiment de l'époque byzantine, et tout incline à faire croire le contraire.

Hodna et les montagnes qui forment la ceinture orientale de cette vaste région. Cest Tun des deux points.de passage nécessaire pour les envahisseurs venant du sud, et obligés de coatourner les lacs soit à Touest, soit à Test^ C'est aujourd'hui encore une des routes les plus fréquentées par les nomades du sud pour se rendre à SétifV De bonne heure, les Romains avaient occupé ce point si important; les Byzantins firent de même. Entre TOued-Bitam et TOued-Barika, sur le versant occidental d'un plateau d*où l'on domine au loin la plaine, ils élevèrent la grande citadelle de Tubunae (Tobna) aujourd'hui complètement ruinée : elle commandait toute la région découverte qui s'ouvre au sud dans la direction de Mdoukal, elle surveillait et maintenait en repos tout le Hodna oriental ; et ainsi placée sur les limites de la Numidie et de la Maurétanie Césarienne, elle jouait un rôle capital dans le système défensif de l'Afrique grecque.

En arrière de Tobna^ plusieurs autres forteresses renforçaient la frontière byzantine sur ce point où le péril pouvait, à la fois, venirau midi, du côté du désert, et à Touest, du côté de la Maurétanie; elles étaient échelonnées sur la grande route qui va de Théveste à Lambèse et qui, de là^ se prolongeait jusqu'aux confins méridionaux de la Maurétanie Sitificnne. C'était d'abord, surveillant à Touest les débouchés du col d'EUKantara et gardant tout ensemble le passage du Djebel-Touggour, la citadelle de Lambiridi^; plus loin, au centre de la grande plaine du Bellezma, une autre forteresse barrait, au nord de Tobna, la trouée de rOuéd-Barika\ Aux pieds de ses remparts se rencontrait un réseau de routes fort important*. Du côté de Test, la voie qui venait de Lambèse débouchait dans la plaine par un étroit passage en face de la Merouana; vers l'ouest deux routes menaient à Zarai et àSétif ;

i. Gagnât, /. c, p. 597.

Page 1