‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 220 sur 539 · Tissot, II, p · texte numérisé non relu

Tissot, II, p

3. Cf. Tissot, 11, p. 484-485; Rec. de Const,, 1873-74, p. 226.

Frontière de Mmurétanie Sitifiemie.

£n l'année 539, après la campagne dé FÂurës, le patrice Solomon avail réussi à reconquérir la Maurélanie Silifienne. Toutefois nous connaissons assez mal Tétendue ém possessions grecques dans cette province. Nous constatons dhuie part que toute la portion du Hodna située au nord des Ghotls avait été reprise par les impériaux : une citadelle s'élevait en effet à Zabi Justiniana, près de Tactuelle Msila*; et de même que Tobna fermait du côté de Test les routes d'invasion, cette place était destinée à arrêter les nomades qui essaieraient de contourner le grand lac par l'ouest. Elle barrait en particulier la voie qui vient de Bou-Saada, surveillait le Djebel-bou-Taleb et couvrait le défilé qui, suivantla vallée de l'Oued-el-Ksob, relie le Hodna avec la région de Bordj-bou-Arreridj. Sur ce point les Byzantins n'avaient d'ailleurs fait que conserver les traditions de Rome, qui, elle aussi, avait partagé la garde du Hodna entre les deux chefs du limes Tubunensis et du limes Zabensis^.

Faut-il croire qu'au nord de Msila, la frontière bjrzantine remontait le long de l'Oued-el-Ksob pour gagner le plateau de la Medjana, et la contrée où s'élevaient à l'époque romaine la place fortifiée de Tamannuna (Bordj-bou-Arreridj', Aïn- Tassera ou Aïn-Toumella^) et un peu en arrière celle de Lemellef (Kherbet-Zembia)? L'hypothèse^ qui est séduisante, parait assez vraisemblable. Non seulement elle s'accorde avec le témoignage de Procope, déclarant que la Maurétanie Sitifienne fut tout entière reconquise par les Byzantins; non

1. C. /. L., Mil, 8805. CLRec, de ConsL, i871-72, p. 322 sq.; Poulie, Ruines de Bechilga {Bévue a/r,, 1861, p. 195).

Page 1