‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 222 sur 539 · Gsell, Rech, archéol. en Algérie, p · texte numérisé non relu

Gsell, Rech, archéol. en Algérie, p

une citadelle plus importante encore '. Or ce dernier ouvrage, avec ses murs de 2<n,50 d'épaisseur, avec les huit bastions quadrangulaires qui le flanquent, appartient incontestable-

Fig.56. ^Sétif. Plan de l'enceinte byzantine*.

ment au groupe des grandes forteresses impériales et date, selon toute vraisemblance, de l'époque de Justinien. Il est

1. Gsell, /. c, p. 210-271 (avec un plan) ; Gsell, Saiafis et Thamalia, l. c, p. 63 et suiv.

2. Les parties pointées sont restituées d'après le plan de Ravoisié.

eu

donc légitime de conclure que les Byzantins s'étaient préoccupés de dominer le plateau de la Medjana, ou tout au moins de barrer les routes qui le traversent en venant de la Mauretanie.

De là, la frontière gagnait sans doute la vallée de FOuedbou-Sellam* que commandait la forte place de Sitifis'; elle surveillait tout à la fois les montagnes de la Petite Kabylie et le haut massif du Babor, et gardait la grande voie qui vient de Touest, au point où elle entre en plaine, après avoir franchi les défilés des Bibans. Malheureusement toute la région à Touest et au sud'Ouest de Sétif est trop mal connue encore' pour qu'on puisse exactement déterminer comment cette place se reliait à Ras-el-Oued, et comment cette dernière citadelle communiquait avec Msila : mais on voit en tout cas que dans cette région le limes byzantin doit être reporté bien & Test de la route qui joint Zraia à Sétif % et que les généraux de Justinien, en même temps qu'ils occupaient fortement le Hodna, n'avaient rien négligé pour couvrir solidement, du côté de la Maurélanie indépendante, le territoire soumis à Tempère a r.

Au delà de Sétif, de nouveau on perd toute trace précise de la frontière. Sans doute on trouve les Byzantins établis au vi^siècle à Cuicul (Djemila) *, à Mileu (Mila)*, où Ton signale une enceinte fortifiée \ à Tucca, située à l'embouchure de

1. On signale, sur le cours supérieur de la rivière, un fort byzantin à Aïa- Mafeur, qui commande la plaine des Righas et ferme le passage qui, à Touest du Djebel-Bou-Taleb. vient par TOued-Magra du Hodna (Gsell, /. c, p. 255).

Page 1