Gagnât, /. c, p
5. Vigneral signale à Tiklat {Kabylie du Djardjura^ p. 119) une enceinte formée d'un mur épais de blocage, auquel s'adossent intérieurement des arcades épaulant le rempart et qui jadis portaient un chemin de ronde ; sur UQ point un escalier menant au chemin de ronde s'appuie sur une de ces arcaides. Or ces dispositions sont fréquentes dans la construction byzantine.
6. U existe une route antique de la Medjana à Tiklat (Gagnât, l. c. p. 624), et la redoute signalée plus haut (BulL Corn,, 1886, p. 479) au nord deBordj- Medjana pourrait se rattacher à ce tracé.
Les postes de laMaurétanie Césarienne.
En tout cas, et quel que soit le parti auquel il semble convenable de s^arrèter, à l'ouest de la Maurétanie Sitifienne^ l'occupation byzantine cessait presque entièrement. Malgré les rêves ambitieux de Justinien, les armes victorieuses de Solomon n avaient pu enlamer la Césarienne, et Procope dit formellement à la date de 540 : « Dans la Maurétanie seconde habitait Mastigas avec ses Iribus maures, ayant sous son autorité le pays tout entier, à l'exception de la ville de Gaesarea : et avec cette place, les Romains ne communiquent que par mer, et ils ne peuvent y aller par terre, car les Maures occupent toute cette région \ » C'est là, au milieudu vi* siècle, que trouvent asile tous les fugitifs chassés du pays byzantin ; c*est là que, pendant près de dix années, Stotzas vaincu vit auprès du chef berbère dont il a épousé la fille*; c'est là qulabdas, expulsé de TAurès, va chercher une retraite'; et cela seul suffit à prouver que la domination byzantine ne s'élendaii point à celte contrée, que son influence même ne s*y exerçait pas. En fait, Faction du gouvernement impérial ne dépassait guère les limites de la Sitifienne : ce n'est point en effet au fond de la Césarienne que ces insurgés sont allés s'établir, c'est — la suite des événements le montre — à portée du pays grec, assez près pour y rallumer des troubles et en profiter. Et d'autre part, Justinien lui-même, qui en 534 constituait superbement une province de Maurétanie Césarienne S semble avoir assez vite reconnu la vanité de ses espérances : en 542, écrivant aux évèques d'Afrique, il s'adresse au métropolitain
\.BelL Vtmd., p. 501.