CW. JusL
de Carthage, aux primats de Byzacëne et de Numidie, comnie si laMaurétanie était entièrement perdue pour l'empire*. A la fin du VI" siècle, le géographe Georges de Chypre n'inscrit même plus sur le papier le nom de la province de Césarienne : à ce moment, les quelques villes du littoral que les Byzantins tiennent encore dans cette région sont rattachées à la Sitifienne; et si Ton trouve à la vérité dans celte liste une Maurétanie seconde, que désigne en réalité ce terme? C'est Septum, ce sont les Baléares et les débris des possessions grecques d^Espagne, rattachées sous ce nom à l'exarchat d'Afrique*. Dans ces conditions, il parait absolument impossible d'admettre que les Byzantins aient jamais sérieusemetit occupé l'intérieur de la Césarienne^; il parait impossible d'accepter l'hypothèse du Corpus, qui à Aïoun-Bessem, au nord d'Aumale, croit retrouver une citadelle byzantine*. Seuls, certains points du littoral, occupés par la voie de mer, et conservant par là leurs communications avec les possessions impériaiesy maintenaient le long de la c6te un semblant de domination grecque, et parfois permettaient à la diplomatie orientale d'exercer sur les grands chefs berbères quelque influence plus ou moins incertaine. Ce sont ces postes que nous devons rapidement signaler, sans d'ailleurs méconnaître qu'ils n'ont point été tous occupés à la même époque, et que tous ne sont point restés jusqu'au vue siècle aux mains des Byzantins.
Sur la côte do la Grande Kabylie, les Grecs semblent avoir été établis à Rusippisir (AzefToun), où l'on signale une citadelle encore occupée au vi« siècle", et à Rusuccuru (Tigzirt)
l.MorcelIi, Africa christ.,Ul,p. 294. Cf. sur la question Gelzer, /. c.,p. xxx-xxxr.