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de Sufelulaà Thévesle; et ainsi, derrière les postes de première ligne échelonnas entre Théleple et Théveste, elle barrait le passage aux envahisseurs du sud et fermait la trouée peutêtre demeurée ouverte entre Aïn-bou-Dris et Tébessa. Aussi Juslinien y avait-il établi une garnison solide*, et c'était, comme le prouvent ses pittoresques ruines, une des plus considérables parmi les citadelles de TAfrique byzantine.
Au nord d*Haïdra, entre ce point et Thala, on signale à Henchir-Kokech une redoute byzantine', et au delà, quelques fortins encore, mais qui ne paraissent point avoir une destination proprement militaire^. C'est plus loin, mais déjà en Proconsulaire, que se trouvent les véritables forteresses chargées de défendre la route : c'est le ksar de Djezza (Aubuzza), simple redoute carrée de vingt mètres de côté*; c'est surtout la ville forte de Laribus, dominant la plaine où coule l'Oued- Lorbeus*. Sur ce point, où la grande voie d'Aquae Regiae à Assuras (Zanfour) rejoignait celle de Théveste à Carthage, Justinien avait construit, en arrière de Tébessa et d'Haïdra, une place de seconde ligne fort importante, et qui jouait dans Touest de la province, à peu près le même rôle que Junca et surtout Hadrumcte remplissaient dans Test. Au milieu des forêts qui l'environnaient au vi® siècle, elle comptait parmi les meilleures citadelles de l'Afrique byzantine^ et c'est à l'abri de ses murailles que le patrice Jean, battu sur la frontière, viendra en S47 reconstituer son armée. Aujourd'hui encore, ses ruines considérables attestent son importance passée et les vues qui s'ouvrent du haut de ses tours disent assez sa valeur stratégique. Surveillant vers l'est la route de la Tunisie centrale, du côté de l'ouest elle est à portée de la grande place du Kef (Sicca Veneria) et de la voie de Cirta à Carthage : au