‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 243 sur 539 · La défense do massif central · texte numérisé non relu

La défense do massif central

Mais, entre Junca et Hadrumèle à l'est, Ammaedera et Laribus à Touest, un grand espace demeurait ouvert : c'étaient d*abord, en arrière de Capsa et de Théleple, les hauts plateaux où s'élevaient Cillium (Kasrin), Sufelula(Sbéitla) et Madarsuma' et qui se prolongent, le long de l'Oued-el-Hatob et de rOued-Zeroud, jusqu'à la grande plaine de Kairouan; c'était, au nord de cette région, le massif qui couvre la Tunisie centrale, pays accidenté, difficile, que de fortes barrières de montagnes séparent des régions voisines. Vers l'est, audessus des grandes plaines de Kairouan et de Djebibina, c^est la longue ligne, interrompue seulement par la coupure de rOued-Merguellil, que forment le Trozza, TOusselet et ses prolongements septentrionaux ; et derrière cette première barrière, au-dessus de la vallée de TOued-Mahrouf, c'est l'obstacle qu'opposent le massif de la Kessera, le Bellota, le Serdj, et plus loin le Bargou. Au sud, c'est la Kessera et les plateaux de Maklar, et plus loin les hauts sommets de la chaîne des Ouled-Ayar; au sud-ouest et à Touest, ce sont les montagnes qui enveloppent et dominent la vaste plaine du Sers ; et ainsi, entre les deux grandes voies militaires de l'est et de l'ouest, s'épanouissait au centre du pays une citadelle natu-

j 1. Carton, /. c, p. 9-10.

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