‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 244 sur 539 · C. /. L.y Vni · texte numérisé non relu

C. /. L.y Vni

3. Georg. Cypr., p. 33; Tissot, II, p. 646. On consultera ntilement sur cette région la carte de H. Poinssot (Bull, AnL afr., 1883).

relie, dessinant vers le midi une longue ligne courbe» à laquelle pouvait s'appuyer tout un système de défense. D'ailleurs, dans rintérieur de ces montagnes, de larges plaines, de grandes vallées fluviales offraient un sol extrêmement fertile, et une population très dense s'y groupait en une multitude de

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Fig. 62. — Sbéitla. Plan général. (D'après le levé de M. Saladin.)

petites villes, dont les ruines aujourd'hui encore se rencontrent à chaque pas dans cette région. Pour couvrir ce riche pays, une sérieuse occupation militaire s'imposait : tout naturellement la seconde ligne de défense de la Byzacène s*adossa au revers méridional du massif central.

En avant de cette ligne pourtant, une autre position sem-

blait marquée tout d'abord pour servir d'emplacement à une grande citadelle. Dans la plaine de Sufetula, les routes convergeaient de toutes paris, venant, au sud-est, de Junca et de Thenae, sur le littoral ; au sud, de Gafsa par la grande coupure qui rejoint le cours de rOued-Fekka; au sud-ouest, de Théleple par Cillium ; à Touest, de Théveste par le Fouçana : d'autre part cette position couvrait la route qui au nord-est mène à Aquae Regiae et à Hadrumëte, et surtout la voie qui vers le nord pénètre dans le massif central par Sbiba (Sufes) et Assuras (Zanfour)'. Pourtant il ne semble point qu'au temps de Justinien on ait jugé nécessaire d'occuper ce poste d'une si haute valeur stratégique : tout au plus on se contenta d'en couvrir les approches. A Henchir-Maizra, au point où la route de Gafsa remonte la vallée de TOued-Fekka, on signale une grande redoute'; à l'ouest, le fort d'Henchir-el- Hammam, que nous avons déjà mentionné, barrait la vallée de rOued-el-Hatob. Probablement Madarsuma, que Ton nomme parmi les villes importantes de la Byzacène, couvrait la région du côté du sud-est'. A Sufetula même, on n'établit une citadelle qu'à la fin du vi« siècle*; mais à partir de ce moment, la place allait prendre une importance croissante : on verra quel rôle elle jouera au moment de la première invasion arabe.

On se contenta donc de couvrir la ligne du massif central. Du côté de l'ouest, Laribus en défendait les approches et au sud-est de cette ville, un château carré assez important — il mesure quatre-vingts pas sur soixante-dix — et flanqué de quatre tours

l.Tissot, n, p. 643-644, 630-635, 607, 617.

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