C. /. L., Vlll
yOCCUPATION MILITAIRE DE L'AFRIQUE BYZANTINE 28i
dominant la plaine et la vallée de TOued-Rohia, et d'où Ton commande également la large coupure qui s'ouvre vers le sud, les plaleaux qui s'étendent vers l'est jusqu'au pied du Djebel Mrilah, et vers Touest le col où passe un chemin qui vient de Thala. Sur lamème ligne, enlreSbibaetTemplacement actuel de Kairouan, et sans doute dans la région que parcourt l'Oued - Zeroud entre le Mrilah et le Trozza, la place forte de Mamma, occupée par une forte garnison, compléta de ce côté la défense \ Enfin vers Test, où les grandes plaines ouvertes permettaient un facile passage aux Berbères de la Tripolitaine, une double ligne de citadelles ferma Taccès du massif. Au bord de la plaine de Kairouan, la redoute d'Henchir-Oghab barra la voie, d'ailleurs difficile, qui suit la vallée de TOued- Merguellil ' ; la forte place de Djaloula, qui est peut-être Kouloulis ', défendit la route fréquentée qui, à travers les prolongements de rOusselet, mène dans la plaine de TOued-Mabrouf* ; peut-être même, quoique la chose me semble assez douteuse, la redoute d'Henchir-Kachoun (Muzuc), au con- , fluent de TOued-Mahrouf et de l'Oued- Bargou*, surveilla dès ce moment leFoum-el Guefel etles défilés de TOued-Nebhane. Mais c'est surtout au delà de la vallée de l'Oued-Mahrouf que la défense fut solidement organisée. Au point où passe la route qui met les plateaux de Maktar en communication avec le sud, dans une position stratégique incomparable, une citadelle fut construite au bord du plateau de la Kessera*. Entre le Bellota et le Djebel-Serdj, à l'endroit où la route d'Althiburos (Medeina) au littoral par Assuras, Zama et Uzappa débouche dans la plaine, à l'entrée du défilé de Foum-el-Afrit, une redoute s'élevait à Sidi-Amara (peut-être Aggar)';plus au