‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 261 sur 539 · Rec, de Const., 1882, p · texte numérisé non relu

Rec, de Const., 1882, p

10. W., 1892, p. 83-84; Revueafric, 1867, p. 6\;Bull. Corn., 1892, p. 513-514.

d'IIenchir-el-Hammam, protégé par un fortin carré dont un mausolée antique a formé le noyau ^, la redoute d*Henchir- Zouabi', d'autres encore, montrant comment^ dans toute TAfrique byzantine, les habitants ont dû par eux-mêmes veiller à leur sécurité.

Enfin, au delà de la troisième ligne de défense, entre les citadelles qui la formaient et le littoral de l'Afrique septentrionale, on rencontre un certain nombre de postes fortifiés. Dans la région montagneuse qui s'étend au nord de la vallée de la Medjerda, dans le massif de l'Edough voisin de Bône, surtout dans le pays accidenté et difficile qui s'étend enlre Constantine et Sétif au sud, Philippeville et Djidjelli sur la côte, habitaient des populations mal soumises, qu'une surveillance exacte pouvait seule maintenir dans le devoir. Aussi le gouvernement byzantin semble avoir adopté dans cette contrée un système assez analogue à celui que le Haut-Empire appliquait en Maurétanie '. A côté de la troisième ligne de défense qui contenait par le sud les montagnards, une ligne d'occupation suivait la côte, et entre elles, des redoutes jalonnaient les voies de pénétration des principaux massifs, les isolant les uns des autres et réprimant les soulèvements qui pouvaient éclater.

Sur la côte, Tabarca était occupé à l'époque byzantine* ; Hippone était une ville forte ' dont le castelliim voisin de Fossala complétait le système défensif*; une citadelle s'élevait sans doute également à Rusicade (Philippeville) : vers l'ouest, j'ai déjà signalé Tucca à l'embouchure de l'Oued-el-Kebir, Igilgilis (Djidjelli), Choba et Saldae (Bougie). D'autre part, sur la route antique qui mène de Béjà à Mateur, on trouve à Henchir-

1. Hecde Const., 1S92, p. 90-92 ; Reruelle, Ruines romaines d^Benchir-el- Hammam (Revue afric.^ 1892, p. 342).

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